LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2

Un film de David Frankel

Le plaisir de retrouver Meryl Streep en vacharde, dans une histoire dans l’air du temps

Synopsis du film

Alors qu’on lui remet un prix pour un de ses articles dans le magazine Vanguard, Andrea Sachs reçoit, comme ses collègues, un texto de licenciement. Son déchirant discours, défendant le journalisme, attire l’œil du propriétaire du magazine de mode dans lequel elle avait travaillé, Runway, celui-ci lui proposant un poste de responsable des reportages, afin de redresser la réputation mise à mal par un scandale avec SpeedFash, une société verreuse. Son édito en forme de mea culpa produit son effet, mais la rédactrice en chef, Miranda Priestley, qui prétend ne pas l’avoir connue, et n’a pas été consultée pour son embauche, essaye de la mettre sur la touche…

Critique du film LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2

Il va sans dire que la suite du "Diable s’habille en Prada", comédie culte datant d’il y a 20 ans, portée par le trio Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, était l’un des films les plus attendus de cette année 2026. Les salles quasi pleines dès le matin et tout au long du mercredi, malgré une très large combinaison de copies, en étaient d’emblée la preuve. Et le résultat, s’il perd tout réel effet de surprise, sauf peut-être dans le positionnement du personnage d’Emily Blunt, qui ne travaille plus chez Runway, est une comédie plutôt rythmée, avec quelques bons mots, abordant des thèmes dans l’air du temps : indécence des riches, effondrement de la presse écrite, influence des réseaux sociaux, et surtout effet néfastes des consultants et de l’IA.

Certes tout cela est développé à minima dans un scénario où c'est surtout le pouvoir de la femme qui est mis en avant (Lucy Liu incarne ici une actrice discrète que son divorce a rendu richissime, et qui constitue de Graal pour une potentielle interview), mais globalement le récit fonctionne. Rythmée par les défilés dans des endroits prestigieux, la succession de tenues impressionnantes et quelques morceaux pop (Lady Gaga et autres), l'histoire évite avec bonheur les redites, en évitant de s'attarder sur le fonctionnement interne du magazine. Et l'on se contentera donc des quelques répliques ou attitudes vachardes du personnage de Meryl Streep pour rire quelque peu, faute de voir la plupart des personnages suffisamment développés (Kenneth Branagh et Stanley Tucci restent en retrait et Emily Blunt en fait des tonnes). Restent quelques moments d'émotion, liés aux retrouvailles avec des personnages qu'on apprécie et qui montrent plus de complicité que l'on en attendait.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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