Parce qu'on en a jamais assez !

LE COUP DU SIÈCLE

Un film de Chris Addison

Une grosse arnaque effectivement

Deux arnaqueuses aux styles radicalement différents s’affrontent sur la Côte d’Azur. Leur cible : le jeune et riche concepteur high-tech Thomas Westerburg…

Le coup du siècle film image

Si les remakes des propres films de Disney en prises de vue réelles pullulent en ce moment, une autre catégorie se défend bien également depuis quelques années : les remakes féminisant le casting de franchises à succès, comme "SOS fantômes" ou "Ocean’s 8" pour ne citer qu’eux. C’est dans cette seconde lignée que "Le coup du siècle" s’inscrit. Dans ce remake aux doubles chromosomes X de "Le Plus Escroc des deux" de Frank Oz (1988), ce sont ainsi Rebel Wilson et Anne Hathaway qui remplacent Steve Martin et Michael Caine.

Autant vous le dire tout de suite, rien ne va dans ce film et son traitement. Il possède un scénario très médiocre et extrêmement prévisible du début à la fin, sans réel enjeu ni fil rouge. Pire encore, les différentes arnaques, au cœur de l’intrigue, n’en sont en fait pas du tout, et ne sont que des séquences de jeux de rôle comiques ratées et surréalistes, auxquelles il est difficile de croire, avec une Rebel Wilson en totale roue libre, toujours obscènes et obnubilées par la sexualité pour finalement ne rien dire du tout.

Pire encore, tout le message à visée féministe, est complètement mis à sac lors de la conclusion, avec une révélation finale qui se voyait venir à des kilomètres et qui va à l’encontre de tout ce que le film a mis en place comme messages et thématiques. La réalisation ne nous donne rien non plus à nous mettre sous la dent, Chris Addison, dont c’est le premier long-métrage pour le cinéma, se contentant du strict minimum en filmant l’action en champ contre champ, sans aucune ambition, durant les 94 longues minutes du métrage.

Un très mauvais film donc, qui n’arrive ni à nous avoir par ses soi-disant arnaques, ni à nous arracher ne serait-ce qu’un rictus par son humour, ni à nous faire réfléchir sur l’égalité des sexes. Finalement, l’arnaque tant vendue par le film, pourrait bien être d’avoir payé sa place pour le voir.

Ray LamajEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE

Laisser un commentaire