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LE LABYRINTHE : LE REMÈDE MORTEL

Un film de Wes Ball

Le seul remède, c’est d’en finir avec cette trilogie !

Thomas est bien décidé à délivrer son ami Minho, détenu avec d’autres jeunes enlevés par Wicked. Même si la mission semble impossible, plusieurs de ses compagnons de route décident de l’aider. De son côté, Teresa est plus que jamais déterminée à trouver un remède contre le virus…

Les deux premiers épisodes de la trilogie étaient loin (même très loin) d’être réussis mais ils avaient encore quelques atouts : "Le Labyrinthe" lorgnait gentiment du côté de "Cube" et de la série " Lost " avec une cible ado assumée, puis "Le Labyrinthe : La Terre brûlée" mélangeait film de cavale, film post-apocalyptique et film de zombies. Il est plus difficile de trouver quoi que ce soit pour défendre ce dernier volet, qui accumule les poncifs, les scènes prévisibles, les longueurs et les bonnes grosses scènes de n’importe quoi en tous genres ! Le film enchaîne ainsi les tares, comme le retour improbable d’un personnage mort dans le premier film, l’ajout d’un nouveau personnage potentiellement madmaxesque mais finalement à peine exploité, l’idée saugrenue d’un sauvetage à base d’autobus enlevé par une grue qui donne plutôt l’impression d’être dans un parc d’attractions, ou encore un saut dans une fontaine depuis le haut d’un immeuble ! N’en jetez plus !

Étrangement, on a l’impression que la trilogie emprunte sa structure aux trois premières saisons de la série "Prison Break" : d’abord il faut sortir, ensuite fuir, et enfin organiser depuis l’extérieur l’évasion d’un personnage à nouveau prisonnier. Et même si la troisième saison de la série n’atteignait pas la qualité des deux précédentes, elle restait enthousiasmante sur bien des aspects, alors que ce troisième opus du "Labyrinthe" ne parvient jamais à tenir les quelques promesses des premières parties et semble s’égarer autant que la fin de "Lost"…

Une première scène donne pourtant le ton d’un film dynamique, mais l’ensemble s’enraye rapidement, comme si les personnages couraient perpétuellement sur un tapis roulant qui les contraignait à répéter les mêmes actions ou les mêmes dialogues ! Dans ce ratage, surnagent deux éléments : le personnage de Janson, incarné par Aidan Gillen avec autant de perfidie que son rôle dans "Game of Thrones", et une seule scène vraiment palpitante dans laquelle Minho se croit de retour dans le labyrinthe. Ce fameux labyrinthe que les personnages n’auraient sans doute jamais dû quitter pour que la saga soit plus créative…

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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