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LA VIE S'ÉCOULE SILENCIEUSEMENT

Un premier film comme symbole d’une filmographie engagée

Synopsis du film

Au milieu des années 50, alors que la révolution bulgare a triomphé, un jeune homme retourne chez lui et découvre que ses parents se sont séparés. Il reprend alors contact avec ses anciens compagnons de résistance, et se rend vite compte que beaucoup de choses ont changé…

Critique du film LA VIE S'ÉCOULE SILENCIEUSEMENT

Alors que la rétrospective de Binka Zhelyazkova avait débuté en 2023 avec les sorties de "Nous étions jeunes" et "Le Ballon attaché", c’est en cette fin 2025 qu’arrive sur nos écrans la seconde partie, toujours chapeautée par Malavida. Parmi les deux longs métrages inédits proposés aux spectateurs, se trouve le premier film réalisé par celle qu’on surnomme « l’enfant terrible du cinéma bulgare », "La Vie s’écoule silencieusement", sur un scénario de son mari Hristo Ganev. Et si ce projet a été interdit pendant 30 ans dans son pays, c’est parce que la description faite du gouvernement communiste n’est pas des plus élogieuses, bien au contraire.

Au milieu des années 50, l’ennemi nazi a été vaincu et la révolution bulgare a triomphé. Pavel revient dans sa ville natale, le sourire aux lèvres, l’espoir en bandoulière. Mais la réalité va vite le faire déchanter, avec d’abord la séparation de ses parents, puis cet idéal communiste pour lequel il s’est tant battu qui résonne comme une vieille chimère. Par cette œuvre, Binka Zhelyazkova devient officiellement la première cinéaste de cet État du bloc soviétique. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle en fera un récit consensuel, usant de sa caméra comme un révélateur pour dénoncer une réalité qu’elle ne veut et peut ignorer.

S’attaquant frontalement à la corruption et à la crise éthique dans lesquelles est plongé son pays, elle livre une narration forte et passionnée, où plane l’ombre du néo-réalisme italien, où les femmes ne jouent pas les seconds rôles et où l’on raconte de manière explicite, sans détour. Plus de soixante ans après sa fabrication, le message demeure toujours aussi impactant.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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