LA TERRE DE MON GRAND-PÈRE (PARTIE 1 : L'HÉRITAGE)

Un film de Martin Esposito

Le cœur des hommes

Synopsis du film

Aucun doute, Martin avait rêvé de beaucoup de choses dans sa vie, mais certainement pas de planter des arbres avec son grand-père. C’est pourtant ce quotidien-là qui semble désormais dicter son existence. Autant alors le documenter…

Critique du film LA TERRE DE MON GRAND-PÈRE (PARTIE 1 : L'HÉRITAGE)

Premier volet d’une trilogie, "La Terre de mon grand-père" est avant tout, comme l’indique le titre, le récit d’un homme à travers le regard de son petit-fils. Dans le Sud de la France où le soleil dicte le rythme des journées et sublime la nature, Martin aime passer du temps auprès de son aïeul, lui qui a déjà réalisé un documentaire en hommage à son aîné, "Le Potager de mon grand-père". Cette fois, le cinéaste est pris de court, se retrouvant en pleine montagne à devoir planter des arbres pour aider son ascendant à réaliser son ultime rêve.

Retraçant leur quotidien, le film est avant tout une ode à la famille, à la transmission de savoirs comme de valeurs, à l’héritage qu’on laisse. Indéniablement, le métrage souffre de nombreuses lacunes cinématographiques, avec ses choix musicaux plus que questionnables et un montage le rapprochant de l’œuvre amatrice. Mais malgré les errances esthétiques, le projet ne manque pas de sincérité et d’authenticité, touchant au cœur par la retranscription sans artifice d’un amour entre un individu dont la vie est derrière lui et un descendant dont le mode de vie aurait dû les éloigner. Au milieu de ces paysages souvent arides, une chaleur se dégage continuellement, celle des sentiments pudiques, où l’on dit que l’on aime par les regards plus que par les mots.

Ce n’est probablement pas le film le plus réussi quant à sa forme, on pourrait facilement pointer du doigt la réalisation, mais l’enjeu est ailleurs ici, il se joue dans l’humain, dans ce qu’il montre, aussi maladroite que la démarche peut l’être. Et lorsqu’on s’abandonne à cette histoire, difficile alors de ne pas être ému par ce vieux monsieur encore animé par la passion, qu’elle soit amoureuse, familiale ou liée à son environnement. Les deux futures parties à venir seront probablement de trop, mais en ces temps particuliers, il est plus qu’appréciable de s’embarquer dans un récit où les bons sentiments ne sont pas feints. On en ressort les yeux embués, et le cœur revigoré. Et cela est plus que suffisant pour justifier un détour par les salles obscures.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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