LA PETITE FANFARE DE NOËL
Un recueil qui fait la part belle aux sons, pour préparer Noël
Synopsis du film
Dans des paysages de montagnes et de forêts, souvent enneigés, évoluent diverses créatures, renards, ours, yétis, pingouins, musifants, blaireaux, sangliers, et même un petit garçon… Chaque son a son importance, faisant danser les montagnes, les arbres, ou marquant la qualité d’un bon sapin, indispensable pour fêter Noël…
Critique du film LA PETITE FANFARE DE NOËL
Composé de quatre courts métrages d’animation, trois d’environ 5 minutes et un dernier de 25, "La Petite Fanfare de Noël" voit les deux premiers faire place à la musique, jouée par certains personnages, tandis que les deux derniers donnent à entendre les sons, de la forêt et de la neige, puis d’un sapin « musifantastique » tant recherché. Tous partagent une certaine douceur et des valeurs en parfait alignement avec la période des fêtes : entraide, réconfort, partage. C’est "La Mélodie de la grande montagne" d'Inès Hannoy, Lou Khamvilay, Pauline Lagarin, Léa Ludena et Sonia Zaggay (4mn 12) qui ouvre le recueil, avec une 2D élégante et une histoire opposant deux clans vivant chacun d’un côté différent d’une même montagne. À la gauche, il y a les renards, où tout est triangulaire, comme les sommets (oreilles, museaux, cheminées, chalets…) et à la droite il y a les ours, chez qui tout est rectangulaire. L’arrivée de leurs fanfares respectives en haut de la montagne tournera à l’affrontement musical entre graves et aigus, et l’on pourra compter sur les plus jeunes pour initier une réconciliation.
S’ensuit "Yeti Fiesta" de Maud Leglise, Heidi Saclier, Benjamin Delest, Louise Dumont et Caroline Pierre Milano(5mn 06), aux traits simples et réguliers, qui joue avec les couleurs des traits du décor (3 montagnes pointues, flanquées de sapins et de grottes) selon qu’il fait nuit ou jour. On est ici face à une histoire de 3 yétis jouant de la musique la journée, dérangeant une montagne qui a pourtant besoin de ces petits habitants. Le vivre ensemble est donc l’argument principal de cette charmante histoire où le réconfort et la solitude prennent une bonne place. Troisième segment et sans doute le plus beau esthétiquement, "Lulu et la symphonie de l'hiver" de Elise Kerob, Aude Lybliamay et Maya Vriens (5mn 25) vient ensuite, avec un petit garçon profitant des sons et rythmes de la forêt, avant que la neige n’envahisse tout, l’obligeant à chercher ailleurs les mêmes joies (bruit de la neige pressée en boule, lumières flottantes qui l’accompagnent…). L’ensemble ressemble à du graff fait à l’ordinateur et marie joliment les couleurs, notamment autour du violet, du rose et du vert.
Enfin, le court métrage le plus long, s’adressant clairement aux plus petits, "Le Noël des musifants" de Meike Fehre (25mn 47) trouve son charme dans son aspect conte, rythmé par des rencontres avec des animaux préparant Noël, chacun à leur manière, que Charlie et son grand père Gunther, deux « musifants » (des éléphants qui aiment chanter) vivant dans une roulette au fond des bois, viendront déranger tour à tour. Recherchant le meilleur sapin pour leur Noël, ils vont interagir en paroles et en chansons, tout en aidant les autres personnages, et toutes ces rencontres permettant de récapituler en filigrane ce qui fait un Noël réussi : un sapin, la famille, les amis, les voisins, un repas et du partage. Amusant et tendre, lors notamment du passage avec le rusé renard et son supposé frère, le film est ponctué de quelques chansons, pour certaines traditionnelles (Mon Beau Sapin, Douce Nuit…), qui annoncent le mois à venir avec douceur.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

