LA NIRVANA
Une comédie rurale bourrée de clichés par la bande des « segpa »
Synopsis du film
Fouad convoie régulièrement de grandes quantités de drogue pour un cartel marseillais. En tentant d’échapper à la police, il se retrouve chez Jean, un paysan camarguais endetté jusqu’au cou, qui commet la maladresse de brûler la voiture de Fouad et la marchandise qu’elle contient. Pour solder leurs dettes respectives, Fouad et Jean se tournent vers la culture d’une nouvelle variété soi-disant miraculeuse de cannabis : la nirvana…
Critique du film LA NIRVANA
On avait laissé les frères Bougheraba avec la réussite toute relative de "Sous écrous", qui relevait un peu le niveau après deux premiers films catastrophiques. Il faut bien dire qu’on pouvait difficilement faire pire que "Les SEGPA" et sa suite "Les SEGPA au ski". Mais avec "La nirvana", il semblerait que la fratrie se soit mis en tête de relever cet improbable défi. Il n’y a pas grand-chose à sauver de ce film mal écrit, mal dirigé et même mal filmé. Et ce ne sont pas les guest star qui vont venir relever le niveau. À l’image de Gad Elmaleh qui fait une apparition de cinq minutes dans le rôle d’un dealer complotiste au fort très fort accent canadien français. Allez savoir pourquoi. On ne comprend pas plus pourquoi le frangin Redouane Bougheraba fait une apparition encore plus courte, affublé d’une moustache postiche des plus ridicules.
Pourtant on ne peut pas nier que cette histoire qui prétend réconcilier le monde paysan et celui des banlieues soit dotée des meilleures intentions. À l’aide d’un scénario trop prévisible et à coup de gros clichés, les frères Bougheraba nous font comprendre que ces milieux a priori aux antipodes peuvent être complémentaires. Un sympathique message de vivre-ensemble, même si la manière n’y est pas. À défaut d’être intelligent "La nirvana" aurait pu être beau. Tirer profit des magnifiques paysages de la Camargue où le film a été tourné aurait été une bonne idée, mais hélas on ne peut que rajouter cela à la longue liste des actes manqués.
Benjamin BidoletEnvoyer un message au rédacteur



