L'ULTIME HÉRITIER
Une comédie sans tonus ni envie
Synopsis du film
Becket compte bien venger sa défunte mère : sa famille richissime l’a reniée parce qu’elle était tombée enceinte trop jeune de quelqu’un qui ne collait pas avec leurs standards. Il va donc venir récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Sept personnes se dressent sur son chemin de la fortune ? Aucun souci, il va les éliminer une à une. À moins que ça ne soit pas si facile…
Critique du film L'ULTIME HÉRITIER
Il semble qu’Hollywood a trouvé son nouveau hit boy pour venir dépoussiérer des classiques du cinéma. Après "Top Gun", "Twisters" et "The Running Man", Glen Powell se voit à nouveau offrir la mission de remettre au goût du jour une œuvre, cette fois nettement plus méconnue que les précédentes, "Noblesse oblige", une satire anglaise de Robert Hamer un peu oubliée dans l’esprit de nombreux cinéphiles. Si entre les deux films, plus de 75 ans se sont écoulés, cela ne se ressent pas tout de suite à l’écran tant le métrage sent la naphtaline. Et si Glenn Powell a su démontrer son talent dans ses précédents projets, son sourire et ses bras bien musclés ne suffisent pas ici à nous sortir de la léthargie dans laquelle le spectateur sombre inéluctablement.
Le pitch était pourtant très prometteur : un homme compte venger sa mère, qui s’est vue renier de sa famille (richissime) en raison d’une grossesse jugée trop tôt et pas avec la bonne personne. Pour accéder à son héritage, il doit simplement dézinguer les sept personnes qui se trouvent devant lui dans l’ordre d’accession à cette fortune. Comédie noire se désirant déjantée, le résultat sera malheureusement d’un académisme et d’un consensuel désespérant. Manquant cruellement d’originalité et de panache, ce thriller humoristique ne fait pas le poids dans son discours anticapitaliste, mais évite le naufrage en s’appuyant sur des acteurs engagés, avec notamment Jessica Henwick qui s’affirme comme la belle surprise du film. Mais cela n’est clairement pas suffisant pour ne pas nous faire regretter une œuvre sage et attendue, là où son postulat séduisant nous avait encouragé à rêver de beaucoup plus. Comme disait Alain Souchon, « des regrets oh, des regrets, des regrets, des regrets… ».
Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur
