L'OURSE ET L'OISEAU
Quatre courts avec des ours, de l’amitié et du respect
Synopsis du film
Un petit oiseau qui s’incruste dans un cirque, un ours qui trouve refuge dans un parc d’attractions pour hiberner, un lapin qui vole des noisettes chez un ours, une ourse qui refuse d’hiberner et part à la recherche de son ami l’oiseau qui a migré pour l’hiver…
Critique du film L'OURSE ET L'OISEAU
Recueil de 4 courts métrages d’animation, "L’Ourse et l’Oiseau" met en scène des animaux, parlant à la fois d’amitié et de différence de modes de vie durant l’hiver. Dans chacun des 4 petits films, il y a un ou un(e) ours(e), qu’il soit dans un cirque, cherche à hiberner tranquille ou décide de migrer comme un oiseau. Deux d’entre eux sont issus de la collection En Sortant de l’École, "Animal Rit" d’Aurore Peuffier (France, 3mn), porté par un texte de Paul Eluard, et "Émerveillement" de Martin Clerget (France, 3mn) par un texte de René Vivien, présentés respectivement en première et troisième place. "Animal Rit" ouvre le recueil en beauté, avec un petit oiseau rose accablé par le bordel qu’il va mettre malgré lui dans un cirque, trouvant pourtant ici un ami. Un très beau film d’animation à base de peinture, mouvante. "Émerveillement" allie peinture et dessin 2D pour décrire la relation entre un lapin et un ours, le second étant dérangé par le premier qui vole ses réserves, mais se retrouvant tous deux à manger des noisettes comme du pop corn, en admirant la nuit d’hiver étoilée. La poésie est au rendez-vous autour des notions de spectacle et d’amitié.
C’est aussi par le prisme que l’hibernation qu’est vu l’ours de "Chuuut !" de Nina Bisyarina (Russie, 7 mn) qui est dérangé par l’activité humaine (engins de chantier, circulation sur la route, bruit des skieurs…) et trouve derrière une scène dans un parc d’attractions fermé, un lieu pour hiberner. Mais la réactivation de celui-ci avec la neige, va venir à nouveau perturber son sommeil. Le film est particulièrement réussi graphiquement, avec des traits simples et aplats de couleurs, faisant contraster le bleu-gris peint de l’ours, et le blanc du fond de décors, avec les multiples couleurs vives des autres éléments (engins, voitures, skieurs, spectateurs…). Il s’agit là sans doute du film le plus à même d'éveiller les sens des plus petits. Quant au film qui donne son nom au recueil et vient le refermer, "L’Ourse et l’Oiseau", c’est finalement le plus classique, aussi bien dans son design 2D plutôt commun, utilisant très peu de gradients de couleurs, préférant les ombres à base de hachures, que dans sa construction sous forme de road trip. L’aspect fantasmagorique d’une partie de l’intrigue, où les animaux se mettent soudain sur deux pattes, laissera un peu perplexe (il y a de l’hallucination dans l’air), contrairement aux très beaux paysages multicolores. Reste une histoire amitié entre une ourse rouge téméraire et un oiseau vert foncé au bec bleu, à la crête rouge et aux contours d’yeux jaunes.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur
