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KYMA, L'ONDE MYSTÉRIEUSE

Un ambitieux film fantastique français, intrigant jusqu'au bout

Synopsis du film

Passionné par les animaux, comme sa mère zoologiste partie depuis longtemps en mission, Tony, un adolescent, recueille les chats blessés et prend soin d’eux dnas un hangar désaffecté où il a installé son QG. Mais lorsque son père, chercheur, disparaît et des hommes en noirs viennent s’emparer de son ordinateur, celui-ci se demande ce qui se passe. D’autant qu’un étrange phénomène se manifeste dans les environs, trouvant aussi refuge dans le hangar : une sorte d’onde sonore capable de dessiner avec ces éléments (sable, caillou, végétation…). C’est avec son ami Ousmane, qui travaille à la ferme voisine, et sa copine Zoé, qui se prend pour une reporter, qu’il va enquêter…

Critique du film KYMA, L'ONDE MYSTÉRIEUSE

En découvrant "Kyma, l'onde mystérieuse", quelle ne fut pas notre surprise de réaliser que derrière cette sortie distribuée par Sony, se cache un film fantastique produit en France et tourné dans l'Est. Un film aussi ambitieux qu'efficacement produit, alliant mystère, effets spéciaux discrets et énorme travail sur le son, qui expolite une histoire entre un épisode des "X-Files" et le "E.T." de Steven Spielberg. Saluons ainsi le casting de jeunes comédiens, qui forment un trio crédible (mention spéciale aux délires journalistiques de Lucy Loste Berset, qui amènent un soupçon d'humour bienvenu), même si tous les dialogues sont loin d'être égaux en qualité ou intérêt.

Globalement l'intrigue se tient plutôt bien, autour de ce garçon à vélo et remorque, qui parcourt une campagne exploitée par agriculteurs comme éleveurs, offrant à ce surprenant thriller un écrin original pour un film dit « de créature ». Ici la figure des silos à grains devient inquiétante, tout comme les personnages d'hommes en noir (autoritaires et irrespectueux) comme les hommes en uniforme équipés d'étranges capteurs sonores, qui trouvent écho dans leur ressemblance avec des figures classiques des services secrets ou de l'armée. Cela rajoute au sentiment de petitesse des trois héros, des ados venus du coin ou issus de foyer, qui vont trouver ici matière à leurs envies d'aventure.

Mais si la trame globale ne surprend pas tant que cela au final, si le rythme en termes d’action n’atteint pas celui d’un "Attack The Block" et si le développement des personnages reste schématique, c'est la qualité du travail sur le son et ses conséquences visuelles qui force le respect, ainsi que ponctuellement sur les couleurs (les verts lors d’un emprisonnement, le bleu et le noir dans une pièce insonorisée…). Qu'il s'agisse des tentatives de communication de l'onde, des pistolets à silence des militaires, des effets d'entrée en résonance des corps, tout intrigue et semble au fond assez crédible pour maintenir l'intérêt d'un spectateur en quête de fantastique. Alors si vous avez environ dix ans ou plus, laissez vous embarquer sur les traces de Kyma, vous risquez de réaliser qu'il se passe potentiellement des choses étranges partout, finalement.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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