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JUST A GIGOLO

Un film de Olivier Baroux

French gigolo

Alex, 50 ans, est un gigolo. Après 28 ans en couple avec Denise, cette dernière met fin à leur relation. Sans domicile, et ayant tout perdu, il décide d’aller habiter chez sa sœur, Sarah, qu’il n’a plus vue depuis des années. Il va alors prendre sous son aile son neveu de 10 ans, Hugo, tout en essayant de chercher une nouvelle femme âgée qui pourra l’entretenir…

Just a gigolo film image

Remake du film "How to be a latin lover", "Just a gigolo" signe le retour de la collaboration entre Kad Merad et Olivier Baroux. Et après "Les Tuche 3", on peut clairement dire qu'Olivier Baroux ne fait pas dans la dentelle avec son nouveau long-métrage.

Alex est un personnage assez pathétique, égoïste, dont le but est de ne pas travailler tout en étant riche, car son père s'est tué à la tache, et qui veut rester un gigolo à 50 ans, alors qu'il n'a plus le physique de l'emploi. Un personnage qui au contact de sa famille va petit à petit changer, sans renier toutefois son métier de gigolo (il ne faut pas abuser tout de même).

Le scénario mise sur la transmission et la progression du duo entre Alex et Hugo. Le premier, tel un père, prend sous son aile le second, afin de lui apprendre la drague. Le second, lui, va réveiller la fibre familiale et l'importance de l'altruisme chez le premier. Si l'alchimie entre les deux est visible, le scénario enchaîne les situations déjà-vues et reste superficiel.

De plus, l'ensemble est plombé par un humour trop lourd et servi par des dialogues peu travaillés. Du coup, le long-métrage ne parvient jamais à trouver une justesse dans ses séquences humoristiques, certains passages étant particulièrement révélateurs de ce fait (les scènes avec les frères publicitaires par exemple). Si "Just a gigolo" n'a pas d'autres prétentions que de faire rire (ce qu'il ne réussit quasiment jamais), il essaye également de procurer quelques touches d'émotions à travers les personnages de la sœur et du neveu d'Alex. Mais même dans ces moments là, ce sont la maladresse et la lourdeur qui dominent. Le tout est emballé dans une réalisation sans saveur ni imagination. Et un constat se fait jour : le long-métrage d'Olivier Baroux est une comédie populaire qui ne possède pas les ingrédients pour le devenir.

Kad Merad, entiché d'une perruque à l'image de son personnage, parvient à donner corps à ce loser total, mais reste trop enfermé dans son registre. Pascal Elbé, en gigolo dépressif, enchaîne plus les déguisements que les bonnes répliques. L'apparition de Thierry Lhermitte en roi des gigolos demeure d'une vraie platitude. Enfin la plupart des seconds rôles sont assez sous-exploités. Au final, le long-métrage est à l'image de son personnage principal : lourd, stéréotypé, happé par la facilité ; et prend place au fond du panier des comédies populaires.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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