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THE JOURNALS OF MUSAN

Un film de Park Jung-bum

L’homme au petit chien

Réfugié nord coréen, Jeon Seungchull a beaucoup de peine à trouver du travail et n’a pas d’autre solution que de se faire exploiter par des employeur sans scrupules. Très pieux, il fréquente tous les dimanche la paroisse où chante Sook Young. Très amoureux d’elle il réussit à se faire embaucher dans le karaoké où elle travaille...

Dans la série héros misérable contre la cruauté du monde moderne, voici “The journals of Musan”. Jeon Seungchull est réfugié de Corée du nord. Avec son allure de léger attardé coiffé d’une coupe au bol fournie, il est la risée d’employeurs miteux qui l’exploitent. Même son seul ami s’avère très vite être une belle ordure. Le décor d’une immense déchéance est ainsi posé.

Le film est sobre autant que sombre et le réalisateur (qui tient par ailleurs le rôle principal) sait poser son histoire dans toute sa tragédie froide, tout en se permettant parfois un cynisme plutôt plaisant. Néanmoins le film manque d’éclat, et le fait qu’il soit précédé dans la compétition par trois films ayant la même fibre dramatique a plongé les festivaliers de Deauville Asia 2011 dans une humeur des plus maussade. Heureusement les films qui ont suivi ont su inverser la tendance et exalter l’audience.

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

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