IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY

Un film de Amy Berg

Quelques heures avec une étoile filante

Synopsis du film

Apparu sur la scène musicale en 1994, avec le désormais mythique album Grace, Jeff Buckley s’est éteint brutalement quelques années plus tard au sommet de sa gloire. De cette carrière, le public a retenu un musicien et chanteur hors pair, un poète, une bête de scène, une belle gueule aussi. Mais est-ce vraiment si simple de le faire rentrer dans une de ces cases ? Amy Berg s’emploie à nous raconter son histoire intime et sa trajectoire, via les voix de celles et ceux qui l’ont accompagné depuis le début…

Critique du film IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY

Classé par le magazine Rolling Stones 147e meilleur album rock de tous les temps (sur 500), “Grace”, sorti en août 1994, a plongé le monde de la musique (artistes comme fans) en état de grâce et c’est peu de le dire. C’est un album à l’orchestration complexe, à la poésie franche, porté par la voix de Jeff Buckley, capable de chanter sur 4 à 5 octaves (généralement la voix en couvre deux). Mais derrière le score et la technique, il y a avant tout une histoire de vie, et cette dernière nous est racontée par celles et ceux qui ont le mieux connu Jeff Buckley. Sa mère, les 2 compagnes qui ont traversé sa vie avant et pendant le succès, et ses amis et musiciens. C’est aussi et surtout Jeff Buckley lui-même qui se raconte, grâce à un travail d’archives incroyable, où l’on retrouve des morceaux d'interviews et des messages laissés sur les répondeurs de ses proches.

La forme du documentaire alterne habilement entre des interviews face caméra, des images d'enfance, des vidéos de concerts et des citations et phrases issues des carnets de Jeff Buckley. Ses chansons viennent souligner le récit, et à la fin on ne sait plus si ce qui nous tire les larmes ce sont les notes de musiques, ou les trémolos dans les voix des proches qui évoquent des souvenirs, mais le tout reste étrangement lumineux. Ce qui est frappant c’est qu’on comprend assez vite que Jeff Buckley aurait probablement détesté cette attention autour de sa vie, et le documentaire reste pudique, tout en mettant en lumière la vie de cet artiste tiraillé entre la musique qu’il voulait écrire pour le monde et son désir de normalité. C’est un pan de l’histoire de la musique qui se déroule sous nos yeux, et c’est un de ces rares moments historiques où l’espace d’un instant on est soufflés par quelque chose qui paraît nouveau et familier à la fois. Jeff Buckley laisse un héritage riche avec un album qui prouve que la création n’a pas de limite, et qui continue d’inspirer des générations d'artistes, tout en faisant rêver ceux qui l’écoute.

Océane CachatEnvoyer un message au rédacteur

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