INHAL 8
Une belle chorégraphie mais un film hors tempo
Synopsis du film
Arun est passionné de danse et est l’un des danseurs lus doués de Paris et peut-être du monde. Mais l’âge adulte le force à faire un choix difficile, qui l’éteint peut-être pour toujours…
Critique du film INHAL 8
Ce moyen métrage nous propose une forte entrée en matière, avec un battle de danse dans un sous-sol un soir parisien, avec Arun qui nous transporte dans son énergie et ses mouvements millimétrés. Cette danse, c’est toute sa vie, et les bases sont solidement posées pour comprendre ce qui l’anime et ce qui lui manquera par la suite. Sa trajectoire prend alors un tournant décisif : une carrière à la Défense, et de la danse ne reste que les souvenirs et l’aura de cette soirée passée. Ce qui est dommage dans la suite du film, c’est que l’on suit sans grande conviction Arun de son bureau à chez lui, de chez lui à chez sa mère, tout en se demandant ce qui l’empêche de poursuivre la danse entre deux journées de boulot.
Le cafard du protagoniste nous atteint aussi, et le temps est long entre ce début explosif et les plans de la ville qui suivent. Le casting quant à lui est intéressant : entre anglophones et français, les dialogues se baladent, mais parfois avec quelques lourdeurs. On pense à une séquence où Arun répond à son ami anglais, avant de traduire la même phrase en français (alors que ses amis français traînent avec ce même anglais, et que donc ils sont censés tous se comprendre). Enfin, bien qu’excellent danseur, Jonathan Akamz ne brille pas par son jeu d’acteur, et d’ailleurs toute la direction d’acteurs est un peu aux fraises, rendant compliquée l’immersion encore une fois, notamment auprès des collègues de bureaux qui récitent plus qu’ils ne jouent. Dans l’ensemble c’est un film qui aurait pu durer moins longtemps, mais cela reste un bel essai.
Océane CachatEnvoyer un message au rédacteur
