IN VITRO

Un film de Tom McKeith et Will Howarth

Layla à la ferme

Synopsis du film

Layla vit dans une ferme isolée avec son mari Jack, qui a développé une technologie permettant de résoudre en partie la crise alimentaire qui touche le monde. En effet, dans leur ferme, Jack clone des bovins destinés à l’abattage. Dans ce quotidien monotone rythmé par le travail, Layla pense souvent à son fils qui est à l’école en ville. Un soir, un orage endommage l’installation et une des cuves de clonage est ouverte. Le quotidien de Layla est sur le point de basculer…

Critique du film IN VITRO

Le pitch et l’ambiance du film étaient prometteurs et avaient tout pour déboucher sur une œuvre intrigante et réussie : le clonage, l’isolement et la solitude au bout d’une piste en terre… Pourtant, c’est un soufflé qui retombe. Le duo de réalisateurs (dont Will Howarth qui joue également le rôle de Brady dans le film) utilise le matériau de son film comme prétexte et choisit plutôt de nous raconter une histoire de couple en crise. La science-fiction semble alors faire décor et nous laisse sur notre faim. Il y a pourtant plein de bonnes idées : déjà, le fait qu’un scientifique ait réussi à maîtriser le clonage pour permettre de répondre à l’inévitable crise de l’alimentation dans un monde avec toujours plus de bouches à nourrir, ensuite cette unité de décor qui arrive à nous étouffer comme dans un huis-clos, dans la première partie du film se déroulant dans une ferme que l’on imagine dans un cul-de-sac au bout du monde, car une seule route y mène.

Mais les réalisateurs, peut-être trop pressés de nous mettre sur la piste, nous divulgâchent un indice sur l’intrigue bien trop tôt, ce qui fait du principal twist de l’histoire un événement pas si intéressant. Les acteurs choisis pour camper les deux personnages principaux jouent très bien leur partition. Talia Zucker joue Layla, une femme triste, soumise au rythme et au génie de son mari Jack, mais uniquement caractérisée par son rapport à la maternité. Jack, quant à lui, est campé par un Ashley Zukerman tout à fait détestable en homme de science pas du tout investi dans la vie de son foyer. Le film ébauche dans leur relation des sous thèmes de violence psychologique, mais ne les exploite que tardivement, donnant un peu de corps à Layla dans la dernière partie du film lorsqu’elle se soulève contre ce mode de vie. Tout de même, mention spéciale pour la photographie du film qui prend remarquablement le temps de nous faire apprécier son décor. En résumé, ce qui aurait pu être un film de science-fiction fascinant devient plutôt une histoire de couple sur fond d’avancée technologique : on a déjà vu ce genre d’histoire en mieux. Le clonage est raté pour "In Vitro".

Océane CachatEnvoyer un message au rédacteur

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