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IL ETAIT UNE FOIS, UNE FOIS

Vol à la belge !

Willy Vanderbrook, franco-belge, vient sur Paris pour postuler comme concierge dans un grand palace. Il est reçu chez Serge Luyperts, cabaretier désillusionné hébergeant son ex beau-frère Frank Vrut. Ce dernier, indépendantiste wallon, est quelque peu psychopathe et se prend pour un garde du corps. Willy apprend que sa candidature a été refusée pour délit de belgitude. Il décide avec ses colocataires compatriotes de se lancer dans une imposture pour prendre sa revanche. Il se fait passer pour un héritier de la couronne belge et se lance dans un débordement dans ce grand palace. Attirée par l’argent et le pouvoir, Jessica séduit le futur « roi des Belges ». Elle l’entraîne avec ses amis dans une escroquerie façon « Ocean’s Eleven » version belge avec de lourdes conséquences…

Voici une lourde comédie belge que nous propose Christian Merret Palmair. Le réalisateur met une nouvelle fois la Belgique à l’affiche, après « Les portes de la Gloire » qui mettait en vedette Benoît Poelvoorde. Comme à son habitude, il joue sur la belgitude, avec ses accents et ses blagues potaches.
Le film est produit par Dominique Farrugia qui est à l’origine de l’idée de revanche des Belges sur les Français.

François-Xavier Demaison n’a pas le rôle principal de cette comédie. Il le partage avec Anne Marivin, Charlie Dupont et Jean-Luc Couchard. L’ambiance de cohésion de cette équipe affine les critiques.
Deux personnages se dégagent grâce à leur jeu : d’une part, Charlie Dupont qui se démarque notamment dans une scène mémorable sur les nombreux accents belges des différentes régions.
Il rappelle un autre Belge : François Damiens, à la fois grâce à son humour mais aussi de par leur look similaire. Mention également, à Jean-Luc Couchard qui, avec son bagou de psychopathe sur-vitaminé, compose un personnage étonnant.

Toutefois, le florilège de blagues belges sans grande originalité, laisse un sentiment amer de déception. Le scénario, quant à lui, manque cruellement de profondeur. Surfant sur la tendance des films avec Dany Boon (« Bienvenue chez les Ch’tis » ou « Rien à déclarer »), on tombe vite dans la banalité et le cliché vu et revu. À trop chercher la farce, on tombe rapidement dans des facilités déconcertantes.

David BrejonEnvoyer un message au rédacteur

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