Festival Caravane des Cinémas d’Afrique 2026 Bannière

IF I WHERE ALIVE

Un film doux amer, sur la force de l’amour

Synopsis du film

Cartagena, années 70. Le jeune Gilberto, puni, se fait la malle par la fenêtre, afin d’aller rejoindre ses cousins et de chanter « pardonne moi » sous les fenêtres de la jeune Jacira. Réveillant tous les voisins alentour, dont l’un sort avec un flingue, les cousins s’enfuient, mais Gilberto, lui, cessant de chanter, reste, allongé sur un banc. Jacira le retrouve là, et ensemble ils s’en vont danser dans un club de jazz. 50 ans plus tard, Gilberto et Jacira sont toujours ensemble, avec leur complicité intacte…

Critique du film IF I WHERE ALIVE

Le préambule de "If I Where Alive", film brésilien passé par le Panorama du Festival de Berlin 2026, était très prometteur, en présentant un jeune couple que les obstacles ne vont pas décourager, une ellipse de 50 ans nous les montrant ensuite vivant ensemble, réunis autour d’un repas dans la cour de leur maison, puis s’endormant devant la télé. Un petit rituel sympathique vient même marquer leur complicité, avec le pelage d’un trait d’une orange et son partage. On se doute que celui-ci reviendra de manière récurrente (et ce sera bien le cas), tel un symbole de cette union indéfectible, que la maladie de Jacira, annoncée dès la scène suivante lors d’un rendez-vous médical, où s’affiche le sérieux du mari face à l’insouciance de la femme, va pourtant peu à peu remettre en cause.

Ce qui fait l’originalité de "If I Where Alive", est de convoquer, au travers de la fascination de Gilberto pour les extra-terrestres, et au travers des deux destins qui s’éloignent suite à l’hospitalisation de Jacira, quelques jolies et originales paraboles sur la manière de gérer ce qu’on suppose être son deuil. Entre problèmes de mémoires et trajet improbable vers un rassemblement collectif pour l’arrivée des aliens, une pointe de fantastique emmène au final le film dans une direction inattendue, teintée d’un léger humour parfois un peu obscur (la blague sur Sherlock Holmes !?!). Accompagné de musiques rythm and blues, mais aussi d’une version originale en portugais de « Fais comme l’oiseau… » ou d’une version musicale de « Comme d’habitude », le long métrage étonne par son côté doux-amer, faute de réellement émouvoir.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE

Laisser un commentaire