I AM THE FUTURE
Rêves et aspirations d'une jeunesse issue de l'extrême pauvreté
Synopsis du film
Mamadou, Dian, Laxmi et Soumayraa subissent au quotidien les répercussions des plus grandes crises actuelles, qu’elles soient économique, politique ou climatique. Néanmoins cela ne les empêche pas d’avoir des projets pour leur futur et leur communauté. Invités à New York pour témoigner au siège de l’ONU, les 4 amis venus des 4 coins du monde vont enfin se rencontrer. Malheureusement, Mamadou n’obtiendra pas de visa et partagera son projet en visioconférence depuis Paris…
Critique du film I AM THE FUTURE
Rachel Cisinski, réalisatrice et Romain Mailliu, producteur, sont tous les deux volontaires pour l'ONG Life Project 4 Youth Alliance, qui développe des projets professionnels pour des jeunes issus de l'extrême pauvreté et victimes d'exclusion. En marge de leurs actions, ils décident par le biais du documentaire, de mettre en lumière trois filles et un garçon aux destins différents. Chacun exprime son parcours et/ou ses projets via un support artistique.
Mamadou, qui a dû fuir la Guinée Conakry à cause de son militantisme politique, raconte via une pièce de théâtre, la détresse qu'il a connue lorsqu'il s'est retrouvé seul à son arrivée en France. Dian, elle, dessine son quotidien dans un bidonville de Jakarta entre décharge et montée des eaux. À New Delhi, Laxmi danse pour raconter comment il est difficile d'être une fille en Inde, surtout quand on a une passion qui amène à côtoyer des garçons. Enfin, Soumayraa photographie les filles et les femmes, qu'elle souhaite aider, par la création d'une association, afin qu'elles puissent s'éduquer et s'investir plus facilement dans la vie politique locale.
Ponctué par des moments suspendus où les 3 amies se découvrent devant la skyline de New York, le film s'articule autour de quatre mini documentaires dédiés à chacun des protagonistes. D'une mise en scène assez formelle, les portraits se révèlent assez inégaux, la faute peut-être à la figure imposée consistant à devoir raconter son histoire via un processus artistique. C'est surtout le cas pour Mamadou qui, trop appliqué à vouloir mettre en scène son histoire avec une scénariste, survole son douloureux parcours pour s'attarder juste sur le moment précis où il est arrivé gare de l'Est.
À l'inverse, le dernier reportage consacré à Soumayraa au Liban est de loin le plus abouti. Ici la pratique de la photographie souligne la beauté de son projet sans parasiter son discours. Entre deux prises de vue, la jeune fille visite et écoute les femmes du Akkar, une région rurale du pays très affectée par le conflit en Syrie. Mariées très jeunes, sans accès à l'éducation, la plupart d'entre elles se retrouvent en grande précarité. Afin de les aider à retrouver un peu d'indépendance, Soumayraa a créé son ONG pour aider cette communauté démunie.
Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur
