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HOME STORIES

Un film de Eva Trobisch

Un scénario qui parait au final bien quelconque

Synopsis du film

Alors que son cheval est atteint d’une tumeur, Léa, adolescente de 16 ans, ayant réussi une audition pour une émission de télé crochet, se retrouve à devoir faire avec une animosité entre son père et sa mère, récemment divorcés, un petit frère qui se sent délaissé, des tensions avec l’amie avec laquelle elle doit donner un concert, une tante devenant confidente et une grand mère dont l’hôtel en potentielle faillite, pourrait servir de cadre à sa présentation pour l’émission…

Critique du film HOME STORIES

Mystérieusement sélectionné côté compétition au dernier Festival de Berlin, "Home Stories" semble vouloir s’afficher en récit contemporain autour du délitement d’une famille (les parents viennent de divorcer, mais la mère se découvre enceinte…) et d’une région d’Allemagne de l’est (l’hôtel des grands parents, situé en forêt, est au bord de la faillite…). Malheureusement, les nombreux parallèles laborieux (le cheval malade, le destin de la grand mère, les volontés de mise en récit de la famille à travers l’émission…), le manque d’épaisseur des personnages et les rouages mille fois usités autour du concours de chant (la simultanéité de l’émission et du concert où doit se produire l’adolescente crée un nouveau dilemme vu mille fois…) ne compensent pas les quelques secrets douloureux qui sortiront sur la fin du récit, donnant l’impression d’assister à une sorte de "Famille Bélier", dénué de trace d’humour.

Le jeune interprète principale, Frida Hornemann, s’en sort tout de même plutôt bien, parvenant à nous faire croire aux blessures et hésitations de son personnage adolescent pas si transparent. Mais ce nouveau long métrage d'Eva Trobisch ("Comme si de rien n’était", passé par Locarno, et "Ivo", passé par feu la section expérimentale de Berlin) parait se complaire dans une certaine banalité qui ne provoque ni émotion ni réelle empathie. Peut être le scénario veut-il traiter trop de sujets en arrière plan, avec trop de personnages, chacun ayant bien de mal à exister dans cette histoire finalement plus chorale qu’au premier abord. À moins qu’à céder à la facilité pour caractériser les ados (la fameuse télé réalité comme mirage d’affirmation d’un soi…), on finit par ne plus croire au cœur du sujet : la confiance en l’autre, la capacité à se confier en cas de problème, voire ce qui fait famille dans un contexte difficile.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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