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HOLY LOLA

Un film touchant, beau à voir, drôle aussi, et desservi par de très bons acteurs

Le Dr. Pierre Ceyssac et sa femme Géraldine arrivent au Cambodge afin d’adopter un enfant. Ils y rencontrent d’autres couples français venus dans le même but et avec qui ils vont partager un épineux chemin de croix. Bienvenue dans le monde impitoyablement compliqué de l’adoption...

Sublime Isabelle Carré et génial Jacques Gamblin ! Que demander de mieux pour incarner ce touchant couple français dans cette superbe chronique "Tavernière" ?! Les deux acteurs sont si justes et semblent si connectés que l’histoire de leurs personnages nous prend aux tripes et au cœur. L’émotion passe d’autant plus que les mots choisis sont d’une poésie souvent émouvante, notamment lors des passages disséminés ça et là où Pierre et Géraldine, petit magnétophone à la main, parlent à leur virtuel futur enfant. Une sorte de journal de bord écrit avec l’amour de deux parents en construction.

L’idée est belle, les images aussi. Tavernier et son directeur de la photo habituel (Alain Choquart) impriment le Cambodge, et l’histoire qui s’y inscrit, avec simplicité mais réelle beauté. Les paysages bien sûr, mais aussi Isabelle Carré sous la pluie, la même nue (une nouvelle fois et ne s’en lassant pas !), les gros plans d’adorables orphelins… Esthétiquement, ce film est une pure merveille !

Là où le film est aussi très fort, c’est dans son alternance entre moments d’émotions parfois dramatiques et instants de grande joie et même de comédie hilarante (surtout lors des séquences dans l’hôtel). La galerie des personnages secondaires a peut-être de quoi perdre un peu le spectateur tant on se mélange parfois un peu les pédales mais ils ont tous une attachante ou intéressante particularité qui fait que personne n’est inutile sans pour autant être obligatoirement indispensable à l’histoire ! Car de toute façon l’histoire en elle-même importe peu, puisqu’il s’agit plutôt d’un prétexte à aborder un sujet peu connu, et à faire passer des sentiments au plus profond de l’humain.

Quant à la magnifique petite Cambodgienne éponyme, elle arrive comme un point d’orgue dans cette galerie d’émotions. Une petite bouille à croquer dans un film à chérir !

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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