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HEIDI ET LE LYNX DES MONTAGNES

Un film d’animation écolo, qui souffre d’une simplification graphique comme narrative

Synopsis du film

Heidi vit dans le grenier du chalet de son grand père, à l’écart du village, dans les hauteurs de Alpes suisses. Alors que son amie Clara, qui va de mieux en mieux, l’invite à passer quelques jours avec elle et son père, au bord de la mer adriatique, celle-ci sauve avec son ami Peter, un bébé lynx boréal, fait prisonnier d’un des pièges d’un homme d’affaire, Schnaittinger, décidé à implanter une scierie au village. Mais quand le grand père décide de ne pas donner sa voix pour la projet de scierie, les relations se tendent avec les villageois, qui l’accusent d’avoir incendié le clocher de l’église et avec cet homme qui va employer les grands moyens pour arriver à ses fins…

Critique du film HEIDI ET LE LYNX DES MONTAGNES

Personnage de romans de 1881 et 1882 (écrits par l’autrice suisse allemande Johanna Spyri), Heidi est surtout connue par plusieurs générations du fait de films et séries télé (les plus célèbres datant des années 50), et d’une série animée japonaise en 52 épisodes, réalisée par Isao Takahata ("Le Tombeau des Lucioles") en 1974. Si le Studio 100 a déjà produit une série en 3D en 2015 (65 épisodes), remettant le personnage au goût du jour, il est aussi derrière ce long métrage qui se focalise sur un moment très ponctuel de la vie de la petite orpheline, confiée à son grand père plutôt bourru. Le film se concentre ainsi sur la protection de l’environnement (une forêt menacée par un homme d’affaire voulant implanter une scierie) et celle d’un animal symbolique, car rare, le lynx boréal (ici une mère et ses trois petits), revenant seulement indirectement à la maladie de Clara et à la mort du père d’Heidi, expliquant le rejet de la religion par le grand père.

Côté graphisme l’ensemble n’est pas d’une grande qualité, hormis concernant les décors, sur les détails desquels un effort a visiblement été fait (herbes, résineux, rochers, montagnes…), le travail sur la lumière s’avérant assez intéressant, pour émerveiller les plus petits. Malheureusement c’est au niveau des personnages que la faiblesse se fait sentir, avec des visages aux expressions minimales, un rendu de peau ressemblant à de la cire, effaçant même tout relief autour des bouches, et des cheveux façon casques, avec cependant quelques efforts sur les reflets. Quant aux mouvements des personnages, ils sont parfois saccadés voire donnent l’impression que ceux-ci glissent au lieu de marcher. Si le discours sur l’environnement est assez simpliste, c’est ici fonction du public auquel il s’applique, imposant quelques dialogues schématiques, comme un virage à 180 degrés concernant la dangerosité soit d'une nature vierge et soit d'une technologie envahissante. Heureusement la petite chèvre sauteuse de Peter et le regard dépité du Saint Bernard du grand père sont là pour nous faire ponctuellement sourire.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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