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HAPPY NEW YEAR

Un film de Garry Marshall

Une recette qui ne prend plus

Le jour du réveillon du jour de l’an cohabitent de nombreuses humeurs : il y a ceux qui veulent le fêter en petit comité, ceux qui voient cela comme une grande fête, l’occasion de se rapprocher des siens ou d’un potentiel amoureux, ou ceux pour qui c’est un jour comme les autres…

Voulant suivre la tradition des « feel good movies » (les films qui font du bien) saisonniers, « Happy New Year » tente de délivrer une dose de bons sentiments à la sauce new yorkaise. Pour se faire, la production a voulu réunir tous les ingrédients pour faire rêver les spectateurs du monde entier : une ville de légende, un énorme casting de stars, de l’amour en veux tu en voilà, et de la com’ à gogo… Mais, force est de constater que malgré tous ces efforts, cette fable n’est pas prête de détrôner l’excellent « Love actually ».

Tout d’abord, les plans de la ville de New York et les balades des personnages dans la ‘grosse pomme’ ressemblent plus à un clip de l’office du tourisme qu’à un film fait pour les grands écrans. Survolant tantôt les buildings puis la skyline, passant par la statue de la liberté ou le mythique Times Square et sa boule phosphorente qui annonce le changement d’année, la caméra s'attarde sur le métro, les taxis, les salles de spectacle… Rien n’est donc oublié pour vous rappeler tous les magasins, noms de rue et clichés qui font de cette ville un centre d’attractivité mondial.

À cela, il faut ajouter qu’un casting de grosses pointures hollywoodiennes (aussi bien sélectionné soit il) ne peut pas sauver un scénario aussi creux et dense. Virant rapidement à un mauvais assemblage de courts métrages sur les différentes façons de passer son réveillon, « Happy new year » lasse rapidement et perd son spectateur aux détours d’une rue sans jamais donner envie de continuer sa route.

Et pour clôturer le tout, le placement de produit omniprésent enlève le peu de crédibilité que pouvait encore avoir ce film : crème Nivea, ampoules Philips, bracelet énergétique ou téléphones portables… On crie à la saturation !

Enfin, il faut ajouter pour toute personne fantasmant de fêter un jour son réveillon sur Times Square à attendre le ball drop (une boule lumineuse qui glisse sur un poteau à minuit)… ne rêvez pas trop ! Contrairement à nos personnages, vous ne pourrez pas vous rendre sur les lieux après 14h, le quartier étant bouclé. Oubliez les balades en scooter comme Zac Efron ou bien le concert sponsorisé par MTV, à moins d’avoir réservé à l’avance une place à plus de 200$ dans un café ou restaurant de Times Square. Mais ça, c’est la magie du cinéma made in US, n’est ce pas ?

Véronique LopesEnvoyer un message au rédacteur

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