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GOODBYE JUNE

Un film de Kate Winslet

Des réconciliations un peu trop balisées

Synopsis du film

Une petite maison jumelée. June, en train de préparer du thé, s’effondre soudainement dans la cuisine, alors que son mari Bernie est dans la salle de bain. Le bruit réveille leur fils, Connor, qui squatte encore chez eux. Deux de leurs filles, Julia et Molly, qui ne peuvent pas se supporter, se rendent à l’hôpital avec leurs enfants. Tandis qu’Helen, la troisième, qui vit aux États Unis, décide de prendre l’avion pour les rejoindre…

Critique du film GOODBYE JUNE

Sortie le 24 décembre 2025 sur Netflix

Première réalisation de l’actrice Kate Winslet, "Goodbye June", plus qu’un requiem pour une mère en fin de vie, est un drame appuyé sur la communication rompue entre sœurs. Si l’ensemble permet à Kate Winslet et Andrea Riseborough de briller dans deux rôles conflictuels, le caractère mélodramatique appuyé du scénario, qui ne nous épargne rien en termes de tire-larmes (le spectacle organisé par les enfants à l’hôpital, le passage du père au pub, l’utilisation répétée de la chanson « Georgia »…) ou d’heureux hasards inutiles (le devenir de Connor à la fin…), aura vite fait d’agacer. La scène d’explication dans le couloir d’hôpital, attendue pendant toute la première moitié du film, est certes un moment clé réussi, mais arrive trop tard pour rééquilibrer le film. On assiste ainsi à des règlements de comptes stériles, des moments de tension difficiles à intégrer, qui certes expriment les difficultés de communication internes à la famille, mais tiennent trop longtemps le spectateur à l’écart.

L’accumulation de contextes personnels éparpillés entre les 3 filles (finalement celui de Connor semble d’ailleurs avoir été étrangement évacué…), la figure de sagesse et de stoïcisme que représente la mère (toujours formidable Helen Mirren), l’aspect effacé du père (Timothy Spall, fantomatique), forment un trop plein qui dessert au final l’émotion. Reste une jolie scène de prise de recul et de complicité entre la mère et Julia, considérée comme « la plus stable », où la neige prend une jolie place, et un casting d’ensemble qui aurait pu donner son meilleur dans un scénario dépouillé de son cahier des charges sur la mort annoncée d’une mère.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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