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GANGSTERDAM

Un film de Romain Levy

Flopsterdam !

Ruben, étudiant en droit, tombe amoureux de Nora mais n’ose lui dire ses sentiments. Un jour, lors d’un contrôle d’identité effectué à la sortie de la fac, elle laisse sa veste. Il décide de la lui rendre et découvre que Nora est une dealeuse. Le boss de celle-ci, qui a apprécié le geste de Ruben, décide de lui confier une mission : accompagner Nora pour récupérer un colis à Amsterdam. C’est le début des problèmes pour Nora et Ruben, bientôt rejoints par son meilleur ami Durex...

Pendant environ 1h40, on suit avec peu d’entrain, les péripéties cousues de fils blancs du trio emmené par un Kev Adams plus en retenu que dans la série Soda. La réalisation n’invente rien de nouveau lors des scènes d’actions aussi palpitantes que celles d’un épisode de Derrick. Le complice de Ruben, surnommé Durex (ça ne s’invente pas), est censé être la caution humoristique du film de par la caractérisation de son personnage (misogyne, antisémite, raciste, etc.). Or peu de ses répliques ou de ses scènes atteignent leur cible, à une ou deux exceptions près (la scène de la péniche ou le coup de l’extincteur), à savoir : faire rire.

Pour ce qui est des tueurs mafieux de l’intrigue, ils sont peu inquiétants, peu charismatiques, constituant en somme des mafieux de secondes zones. On passera également sur la vision stéréotypée d’Amsterdam : des péniches, un bar de strip-tease, des dealers, des mafieux, et des vélos. Et encore, cette vision n’est au final que peu exploitée par le script (l’intrigue aurait pu se dérouler ailleurs, c’était globalement la même chose).

Côté casting, on se demande ce qu’est venu faire un acteur de la trempe de Rutger Hauer dans cette galère. Le trio formé par Kev Adams, Manon Azem et Côme Levin pouvait être intéressant mais leurs personnages ne sont pas assez écrits et leur évolution tout au long du métrage, restera des plus stéréotypées. Au final un road-trip comique plutôt raté, et qu’on oublie assez rapidement. Pourtant il y avait mieux à faire avec ce pitch de départ. Un film à (vraiment) réserver aux fans inconditionnels de Kev Adams.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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