ELIO

Trouver sa place

Synopsis du film

Elio, 11 ans, a perdu ses deux parents et s’habitue difficilement à la vie avec sa tante, Olga, qui travailler pour l’Air Force, au repérage des débris spatiaux. Assistant par hasard à une exposition sur la sonde Voyager, il se met à s’intéresser à l’espace, tentant à sa manière de capter des messages d’autres peuples. Lorsque l’un des ingénieurs travaillant avec Olga détecte une réponse au message envoyé par les terriens en 1977, il n’est pas pris au sérieux et est mis en congés d’office. C’est alors qu’Elio en profite pour lancer son propre message, indiquant qu’il est prêt à ce qu’on l’enlève. Alors que sa tante reçoit un message sur tous les écrans de la base, indiquant « Envoyez votre chef », il en est de même pour Elio sur son téléphone portable. Enlevé par un rayon vert, celui-ci se retrouve sur le Comunivers, regroupant les espèces les plus évoluées et se fait passer pour le « chef » de la Terre…

Critique du film ELIO

Le nouveau film d'animation des studios Pixar, qui n'a exceptionnellement pas été dévoilé au Festival d'Annecy, faute au calendrier des premières, entre les USA et l'Europe, place clairement le curseur du côté de l'émotion. Dès le début, les grands yeux naïfs et curieux du petit garçon sont là pour nous dire autant son émerveillement face à l'espace, que sa tristesse face à la perte de ses parents. Et c'est autour de cette question de se laisser aimer et de trouver sa place, sur Terre, comme ici dans l'univers, que sera construite l'intrigue du film. Aventure faite de plusieurs aller-retour entre la Terre et la station Comunivers, où résident des ambassadeurs de multiples espèces (peut être un peu trop nombreuses d'ailleurs pour qu'on puisse vraiment profiter de leurs caractéristiques à l'écran), "Elio" est aussi un coming-of age movie, s'attachant à la naissance d'une amitié comme l'acceptation d'une nouvelle famille.

On s'amusera beaucoup de celui qui va devenir malgré lui la « monnaie d'échange » dans une rude négociation à laquelle s'essaye le jeune garçon, dans une amitié aveugle dans plusieurs sens du terme, celui-ci faisant confiance un peu trop facilement, mais n'ayant aussi... pas d'yeux. L'utilisation de notions un peu ringardes (comme la cibi ou l'émission radio...) ou beaucoup plus avancées (le clonage en tête, donnant naissance à de surprenants doubles d'Elio, comme de Glordon...) permettront d'amener de nombreux gags. Quant aux personnages principaux, ils s’avéreront redoutablement émouvants dans leur fragilité assumée face à des adultes égoïstes, dans l'incompréhension, voire belliqueux. A noter enfin que les progrès visuels sont de plus en plus bluffant, de la représentation de l'eau et des vagues, à l'utilisation du flou et de la netteté dans la composition des plans, donnant des profondeurs de champs d'un réalisme époustoufflant. Une nouvelle réussite pour Pixar.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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