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DIVERGENTE 2 : L'INSURRECTION

Un film de Robert Schwentke

Une copie trop conforme à « Hunger games »

À la suite d’une déclaration de guerre orchestrée par Jeannine, la leader des Érudits, Tris et son compagnon Four souhaitent rétablir une vérité : les divergents ne sont pas des menaces et ils veulent le faire entendre. Tandis que les autres factions s’organisent pour se livrer bataille, le couple s’allie de son côté avec les sans-faction…

Si le premier volet avait le mérite de surprendre quelque peu le spectateur, il n’en est pas de même pour ce deuxième épisode. De la même manière que l’a fait Francis Lawrence dans la première partie de « Hunger Games - La Révolte », Robert Schwentke se perd également dans un récit long et sans véritable action. À force d’étirer la narration des ouvrages en plusieurs films pour faire du chiffre, on arrive malheureusement à un résultat insignifiant voire médiocre.

Pourtant, après Neil Burger, le roman écrit par Veronica Roth a été placé entre les mains de Robert Schwentke. Cet Allemand de quarante-sept ans a débuté sa carrière en 2002 avec Tatoo puis s’est fait connaître plus récemment grâce à Red, Flight plan et Hors du temps. Il paraît d’ailleurs étonnant qu’une firme comme Divergent prenne comme réalisateur un homme si peu connu du grand public.

Mais il y a beaucoup de chance pour que finalement le metteur en scène ne soit pas vraiment la cause du souci majeur de cet opus. Il semble évident que le scénario et ce qu’il se passe dans le film sont son principal problème. La préparation de la guerre est le sujet central du film. Malheureusement pour nous, on a beau attendre durant deux heures la rixe, celle-ci n’arrive pas puisqu’elle est prédestinée au troisième film. C’est bien dommage, car à part quelques actions et scènes de pure science-fiction (quelque peu lassantes il faut bien l’avouer), il n’y a ici que du vide.

Alors bien sûr les acteurs sont au rendez-vous. Shailene Woodley, alias Tris Prior, devient une véritable battante et se coupe les cheveux dès le début (ça fait vraiment plus guerrière voyez-vous). Mais elle passe à travers toutes les balles tirées par des tireurs d’élite : impressionnant ! Theo James, quant à lui, s'avère plus présent. Son personnage de Four (c’est vraiment bizarre de s’appeler Quatre, non ?) rencontre sa mère qu’il n’a pas vue depuis des années. Les retrouvailles n’apportent là encore pas grand chose à l’intrigue, même si sa mère n’est autre que Naomi Watts. D’ailleurs, que vient-elle faire là, sérieusement ? Non vraiment, Naomi Watts a beau être une bonne comédienne, il est vraiment dommage de la voir dans un registre aussi fade. Enfin, on retrouve notre méchante mais si gentille Kate Winslet. Fidèle dans son approche au premier long, elle semble effacée et a du mal à s’imposer comme une mégère directrice de faction.

Que dire ensuite des décors de ville laissée à l’abandon ? Ce sont toujours les mêmes, tout comme les effets spéciaux, qui mettent en avant les personnages simulés et non réels. Bref, aucune nouveauté ici niveau esthétique. Les costumes, eux, semblent à peine travaillés. Heureusement côté musique, Woodkid est présent tout comme Imagine Dragons, mais la plupart des titres sont signés par Joseph Trapanese.

Bref, on est bien loin d’être laissés bouches bées, et c’est bien dommage, et l'on est en droit d’appréhender dors et déjà le prochain opus. Et si on saura enfin ce qui se cache derrière cette fameuse clôture, j'avoue que personnellement, j’aurais déjà été voir par curiosité depuis des lustres. Mais bon…

Chloé HugonnencEnvoyer un message au rédacteur

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