DIS PAS DE BÊTISES
Transmettre n’est pas si simple
Synopsis du film
Après une opération du cœur qui le laisse affaibli, Pierre-William, Glenn directeur de la photographie de renom ayant collaboré avec des grands noms tels que Truffaut, Téchiné, Pialat… se retrouve pour une fois devant la caméra, avec aux commandes son fils, qui lui fait raconter ce qu’il est et ce qu’ils sont…
Critique du film DIS PAS DE BÊTISES
Raconter un personnage de renom est un exercice d’équilibriste lorsque l’on est de sa famille. Vincent Glenn le sait lorsqu’il lance la caméra face à son père affaibli et qu'ils tissent ensemble la trame de ce documentaire et témoignage. Le voyage commence bien : on (re)découvre Pierre-William Glenn et sa carrière impressionnante au travers d’extraits qui résonnent avec la trame que conte Vincent Glenn en voix-off. Le père du passé, figure d’autorité sur les plateaux, contredit la figure amoindrie que les années et une opération du cœur ont laissé exsangue dans une chambre en EHPAD. Les plans, parfois volés, transmettent avec honnêteté une partie du lien paternel qui ne semble pas si évident et toujours en construction.
Cependant ce format, mélange d’images d’archives et d’images du présent, amène peu à peu de la confusion : va-t-on en apprendre un peu plus sur la carrière de Pierre-William ? Ou un peu plus sur cette relation père-fils ? Y a-t-il d’autres membres de la famille qui pourraient témoigner ? Cet exercice d’équilibriste, comme évoqué, devient de plus en plus bancal et nous laisse sur notre faim. Aussi touchant que soit le format et l'évidente projection que l’on fait en tant que spectateur sur la transmission avec nos parents, il manque un petit quelque chose pour faire de ce beau film de famille, un film de transmission.
Océane CachatEnvoyer un message au rédacteur
