Banniere-Berlinale-2019

DESSINE-TOI

Un film de Gilles Porte
Avec

Joliment... ennuyeux

Une vitre. Un feutre. Une caméra. Et des enfants du monde entier qui se dessinent, à leur façon...

Si les dessins d'enfants on sait ce que c'est (c'est mignon et ça ressemble pas à grand chose), ce qu'on connaît moins, c'est leur attitude pendant qu'ils produisent leurs œuvres. Le procédé du film consiste justement à montrer des enfants qui dessinent plus qu'à montrer les dessins pour eux-mêmes. Ainsi, le film suit le déroulement de ce processus. Avant même de poser le feutre sur la vitre, on voit les enfants face à cet espace vierge. Ils rient, ils hésitent, ils ont peur. L'acte même de créer passe par une multitude de sentiments contradictoires. Un peu comme l'écrivain face à la page blanche. Puis, passé le pas du premier coup de feutre, ils se laissent aller à leur fantaisie et à leur imagination débridée. Gilles Porte a même eu l'idée de donner vie à certains dessins lors de courtes séquences d'animation, ce qui apporte une magie toute enfantine, furtive mais bienvenue.

Intéressant? Oui. Captivant? Pas sûr... Si les premières minutes nous font sourire et que l'on fond devant les bouilles charmantes de ces bambins, on comprend vite que le concept va rapidement s'essouffler et que cela va continuer indéfiniment pendant... 1h10 ! Le documentaire est très court mais paraît long car il ne provoque aucune réflexion particulière chez le spectateur et se borne à un aspect purement contemplatif (donc passif) qui suscite au mieux, de la nostalgie, au moins, de l'attendrissement.

Anthony REVOIREnvoyer un message au rédacteur

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