Parce qu'on en a jamais assez !

DADDY COOL

Un divertissement pas si banal que cela !

Adrien est un éternel adolescent. Les responsabilités, très peu pour lui. Son attitude enfantine a le don d’énerver Maud, dessinatrice à succès, qui rêve d’un mari attentionné. Ce qui était devenu inévitable se produisit : Adrien se fait larguer. Mais tout en squattant le canapé, il trouve un subterfuge pour se venger : fonder une crèche à domicile…

Après le surprenant "Toute première fois", Maxime Govare poursuit dans la comédie. Cependant, la finesse et le discours social ont laissé place à de la pure galéjade, où les gags souvent grossiers s’enchaînent sur un rythme soutenu. Adrien est un punk dans l’âme, anticonformiste et rebelle. Les responsabilités et la stabilité sont des gros mots pour lui. Si Maud était en osmose avec l’éternel adolescent au moment de leur rencontre, à trente-cinq ans, elle rêve aujourd’hui d’autre chose, d’un homme, un vrai, quelqu’un capable d’avoir un boulot et de fonder une famille. Malgré l’amour indéfectible qu’elle lui porte, à bout d’énergie, elle décide ainsi de le quitter. Ce qui n’a pas pour conséquences de réveiller Adrien. Bien au contraire. Alors qu’il vient de perdre son magasin de disques, il décide de se venger en squattant le canapé de sa belle et en se lançant dans un projet de garderie à domicile. Le début de la guerre des ex !

Avec cette thématique maintes fois explorée, les premières minutes laissent présager le pire : l’humour pipi-caca laisse dubitatif tandis que les pitreries de Vincent Elbaz séduisent très peu. Le scénario convenu et attendu ne nous rassure aucunement. Et pourtant, après ce tour de chauffe raté, la comédie potache prend son envol, trouve sa cadence et réserve son lot de bonnes surprises. Elbaz excelle en romantique immature dont les péripéties ubuesques avec son armée de marmots surexcités prêtent largement au sourire. Surtout, le ping-pong verbal jouissif avec Laurence Arné distille une dérision trash bienvenue, alternant avec un romantisme moins maîtrisé mais tout aussi efficace. Si "Daddy Cool" a trop tendance à vouloir avancer dans le sentimentalisme, les nombreuses cocasseries du métrage valent largement le coup d’œil.

Christophe BrangeEnvoyer un message au rédacteur

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