COLONY
Un nouveau film de zombies, des plus efficaces
Synopsis du film
Un ancien chercheur prévient par téléphone la police de Séoul, alors qu’il est sur le point de lancer une attaque bioterroriste sur un gratte-ciel du centre ville. Alors qu’une conférence de son ancienne société concernant l’intelligence collective d’organismes comme le blob se termine, il réussit à coincer son ancien patron pour lui inoculer un pathogène qui le fait alors ramper, se jetant à la gorge de toute personne présente dans les parages. La maladie se répend alors à vitesse grand « V », provoquant une évolution rapide chez les individus et groupes d’infectés, et mettant en danger des clients du centre commercial, des participants au colloque, comme des membres des forces de l’ordre arrivées sur place…
Critique du film COLONY
Le réalisateur coréen du génial "Dernier Train pour Busan", Yeon Sang-Ho, qui avait débuté avec des films d'animation ("The King of Pigs", "Seoul Station"...), persiste et signe dans le film de zombies. Après "Peninsula", également présenté en séance de minuit à Cannes, le voici de retour avec le réjouissant et rythmé "Colony", qui étend un peu plus son univers en considérant la possibilité de communiquer entre infectés, des sortes de champignons ou spores se répandant un peu partout sur leurs corps, mais aussi sur les lieux où ils se déplacent. En résulte un long métrage efficace, qui s'il ne renouvelle pas vraiment le genre (on est ici en grande partie dans un centre commercial comme chez Romero, les victimes sont coincées dans un immeuble comme chez Paco Plaza et Jaume Balagueró...) a le mérite d'offrir quelques scènes saisissantes, et de proposer une progression logique dans les facultés des malades, au départ incapables de distinguer une PLV ou un mannequin d'un véritable être humain.
Si on aurait aimé plus de développement quant aux modes de prolifération de l'organisme, "Colony" se concentre sur des scènes d'actions, dans une logique de sauvegarde du porteur de l'antidote ou de recherche du patient zéro. Parfaitement minimal dans le développement des personnages (un agent de sécurité, une femme en fauteuil roulant, une chercheuse divorcée, des étudiants...), le film préfère mettre en avant les effets surprenants et ragoûtants du virus (vomissements blanchâtres, combinaison de corps ressemblant à de la fusion, sortes d'hurlements synchronisés...), livrant au passage quelques morceaux de bravoure avec des singes tests ou dans la façon de sacrifier les compagnons... S'amusant ainsi de la lâcheté comme du côté implacable de l'instinct de survie, "Colony" assure le spectacle et quelques petits sursauts.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur


