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CHIEN POURRI, LA VIE À PARIS !

Un ton résolument singulier

Un chien puant et infesté de puces s’installe dans une poubelle, dans laquelle il trouve mille trésors. Ses voisins, un chat, d’autres chiens vivant en appartement, ont un peu de mal à le côtoyer. Mais l’amitié n’est pas loin, et l’un d’entre eux lui trouve un nom particulièrement adéquat : « Chien Pourri »…

Chien Pourri la vie à Paris film animation

Personnage secondaire du roman pour enfants "Rose" de Colas Gutman, Chien Pourri a eu droit à sa propre série de romans à partir de 2013, écrits par le même auteur et illustrés par Marc Boutavant, qui ont aussi fait l'objet d'une adaptation en série diffusée sur France Télévisions. Adaptant le tome "Chien Pourri, la vie à Paris", paru en 2015, ce sont en fait 5 épisodes de cette série qui sont présentés ici sur grand écran, associant deux producteurs français (Folivari et Dandelooo), un belge (Panique !) et un espagnol (Pikkukala), avec consultation des auteurs. La réalisation est assurée par Davy Durand (déjà au story-board de "Avril et le monde truqué") avec la collaboration du duo Vincent Patar et Stéphane Aubier ("Panique au village", "Ernest et Célestine" et "Panique tous courts").

Le premier épisode, "Chien Pourri et ses amis", permet d'introduire et de caractériser assez rapidement l'ensemble de ces personnages aux forts traits de contour. Chien Pourri sent mauvais, fait d'une poubelle son logement, utilise une vieille boite de conserves comme képi, et s'impose auprès de Chaplapla, comme auprès de ses voisins Caniche et Basset qui le méprisent pour sa différence (on le traite au passage de « serpillière ») et sa pauvreté. Résolument idiot (il va réellement « voir là-bas si j’y suis »), mais spontané et partageur, Chien Pourri gagnera vite la sympathie des petits comme des grands.

Assumant le caractère cradingue du personnage et jouant sur le contraste avec les autres personnages, on s'amuse donc de ses aventures, depuis sa cohabitation avec des puces (qui font qu'il entend des voix) à son départ pour l'Amérique, en passant par son voyage à la mer, ou un certain amour pour les étoiles. Entre références tous azimuts (les billets de « Monopourri »...) et réflexions sur les différences de classe sociale, cette première fournée de 5 courts-métrages s'avère aussi réjouissante que politiquement légèrement incorrecte. À découvrir ou faire découvrir durant ces vacances scolaires, et au-delà.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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