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CHIEN BLEU

De jolies histoires, pas vraiment animées

Synopsis du film

Une petite oie trouve une chaussette verte, un chien bleu triste rend visite à une petite fille, un ourson trouve un bonnet en forêt et passe pour un enfant, deux lapins voisins de terriers se font la guerre, une petite souris veut connaître les joies de l’hiver et prend du café pour rester réveillée…

Critique du film CHIEN BLEU

Autant le dire tout de suite, afin d’éviter les déceptions de ceux qui feront le déplacement, "Chien Bleu et autres belles histoires de l'école des loisirs" n’est pas un ensemble de films d’animation. Si l’on devait donner un nom à cet exercice qui consiste à faire explorer les dessins fixes d’un livre illustré, en faisant évoluer le cadrage ou en ne captant qu’une partie du dessin, et en accompagnant le tout de la voix-off d’un narrateur endossant toutes les voix (sauf dans le dernier segment, où chaque personnage a sa propre voix), on pourrait appeler cela, selon si l’on apprécie, un livre audio augmenté, ou si l’on n’aime pas, un diaporama (mouvant) commenté. Il faut donc accepter le principe avant d’entrer dans la salle, le programme s’adressant aux plus petits, à la manière d’histoires qu’on leur raconte avant de dormir, en leur montrant des images.

Il n’en demeure pas moins que les illustrations, issues de la collection L'école des loisirs, sont souvent très belles, accompagnant des histoires malignes, propres à stimuler la curiosité des enfants et à faire valoir des valeurs d’amitié, d’entraide et d’acceptation de la différence. "La Chaussette verte de Lisette", d’après l’album de Catharina Valckx, ouvre le programme, en aquarelle et feutre, avec ses personnages animaux aux vêtements humains (oie avec une robe, souris en imperméable, chat en manteau…) et fait la part belle des utilisations diverses de l’objet « chaussette ». Suit "Chien Bleu", d’après l’album de Nadja, basé aussi sur de la peinture, dans lequel une petite fille perdue en forêt est aidée par un chien bleu. "Un Ours à l’école", d’après l’album de Jean-Luc Englebert, mêlant aquarelle et traits noirs, suit un ourson revêtant un bonnet et passant pour un petit garçon, avant d’apprendre à compter à l’école. "La Brouille", d’après l’album de Claude Boujon, met face à face un lapin brun et un lapin gris, voisins, qui ne peuvent plus se supporter mais doivent s’entraider face à le menace que constitue un renard. Une parabole sur les querelles entre Etats ou communautés, plutôt efficace. Enfin "Clarissa et Septimus", d’après l’album d’Amélie Graux, en crayons couleurs et pastels, met en scène une famille de rongeurs vivant dans un arbre (une représentation ingénieuse comme un immeuble aux multiples fenêtres) dont la petite fille veut connaître la saison froide et reste éveillée alors que sa famille hiberne. Une histoire d’amitié avec une famille castor accueillante qui n’évite pas quelques dessins très chargés, comme avec ces tapisseries aux motifs floraux datés.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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