TOP : 10 FILMS MARQUANTS DE LA CARRIÈRE DE JODIE FOSTER bannière © Claire Fridkin (licence CC-BY-SA-4.0)

CHASSE GARDÉE 2

Un second volet trépidant et dont la plupart des gags visent juste

Synopsis du film

Le couple formé par Adélaïde et Simon n’est pas mécontent de voir arriver dans le village de Saint Hubert, un couple de leur âge, avec également deux enfants. Mais il s’avère que dans le couple formé par Bénédicte, vétérinaire, et Stanislas, ce dernier n’est autre que le fils de Bernard, l’ancien président des chasseurs du village, qui après avoir renoncé à la chasse, s’est rabattu sur la pêche. Leur premier contact est engageant et ils deviennent rapidement amis. Jusqu’à ce qu’Adélaïde et Simon découvrent que Bénédicte et Stan sont adeptes de la chasse à courre, pratique provoquant rapidement quelques catastrophes : camionnette du boucher renversée alors que les chiens traversent soudainement la route, charge de cerfs et biches en plein marché, détruisant les étales…

Critique du film CHASSE GARDÉE 2

C’était sans doute la comédie française la plus attendue par les exploitants comme les spectateurs en cette fin d’année, deux ans après le succès du premier "Chasse Gardée" (près de 2 millions d'entrées). Et le résultat est à la hauteur des espérances, à la fois riche en gags et extrêmement rythmé. La première demi-heure du film marque même un réel plaisir à retrouver ce couple de trentenaires complices, chantant du Chantal Goya à tue tête dans leur voiture (avec un « Ce matin un lapin… » des plus narquois), et heureux de trouver en un couple de nouveaux arrivants de potentiels amis... de moins de 70 ans ! Un plaisir qui s’étend d’ailleurs rapidement à ceux qui étaient les ennemis retors du premier volet, la bande de chasseurs, en mode castration, l’agente immobilière légèrement en chaleur, et aux nouveaux venus, comme Diane Segard, venue des réseaux sociaux et connue pour ses One Woman Show, dont t c’est le premier rôle au cinéma, en Sixteen, sœur de Bénédicte un peu hyperactive.

A chaque scène, on sent le plaisir qu'a mis Antonin Fourlon, scénariste, à démultiplier les gags ou références, à insuffler un aspect conte parfois absurde, à augmenter la méchanceté de certains personnages ou jouer sur la naïveté d'autres. Abordant par petites touches, tout en restant dans une caricature orientée comédie, des sujets actuels plus graves (l'exploitation du milieu rural sans les retombées promises, l'emprise et l'indécence des plus riches...), il se permet même quelques allusions politiques (au « ruissellement » des richesses par exemple, « la France qui recule »...) tout en n'oubliant jamais de s'amuser gentiment d'une certaine campagne qui sent bon le terroir comme la simplicité. En bref, chacun devrait reconnaître des traits (certes exagérés) de connaissances villageoises ou parisiennes (les défis d'un Hakim Jemili très en forme à sa fille pour confirmer qu'elle est bien parisienne dans l'âme sont un régal...). Et tant pis si une sensation de trop plein pointe son nez dans la seconde partie, les duos fonctionnent (notamment celui formé par Julien Pestel et Diane Segard, ou celui, plus grivois entre Jean-François Cayrey et Benjamin Gauthier, et le rythme comique est maintenu, sous dose d'alcool et de chansons paillardes, convoquant une certaine tradition française avec aussi bien Carlos que Patrick Sébastien. Le numéro 3 serait déjà en route que l'on n’en serait pas étonné.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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