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CAP FAREWELL

Un film de Vanja D'Alcantara

Seulement pour Noée Abita

Synopsis du film

Après plusieurs années de prison, une jeune femme, Toni, bénéficie d’une liberté conditionnelle avec l’appui de son oncle qui l’embauche dans son restaurant. Elle retrouve notamment sa fille Anna, sa mère, qui a élevé cette dernière pendant sa captivité, et Max, son amour d’enfance et père d’Anna. Alors que Toni tente de refaire sa vie honnêtement, Max trempe toujours dans des activités peu recommandables, et ce n’est pas le seul…

Critique du film CAP FAREWELL

L’ouverture donne déjà le ton bancal du film : la scène d’enfance sur un phare tente d’apporter une peu de poésie, mais on sent trop l’artificialité du procédé. Par la suite, le film ne trouvera pas suffisamment d’authenticité et de crédibilité, enchaînant les poncifs dans un montage qui a plus tendance à énumérer des situations qu’à construire un récit fluide. On passe ainsi d’une scène à une autre avec l’impression d’avoir déjà vu tout ça dans un banal téléfilm. Tout ou presque est statique, le récit manque cruellement de passion, malgré des personnages écorchés et des dilemmes qui auraient pu être de bons ressorts de drame ou de thriller.

Pour sauver un peu l’absence d’élan de ce scénario laborieux et de cette mise en scène molle et poussive, on pourrait espérer compter sur le casting, mais le résultat s’avère très irrégulier. Même Olivier Gourmet, qu’on admire pourtant, ne parvient pas à donner suffisamment de flamme à son personnage – il faut dire que, comme beaucoup de protagonistes, il donne le sentiment d’être encore une ébauche stéréotypée. Seule Noée Abita surnage et livre une prestation intense et subtile. Cela en devient encore plus frustrant : comment un tel jeu et un tel personnage peuvent-ils être à ce point gâchés par tout le reste ? On pourra également sauver une très belle scène d’intimité entre Toni et sa fille, sur fond de jeu de dînette et de mea culpa. Une séquence tellement bien écrite et filmée qu’on se demande pourquoi l’ensemble du film n’a pas pu atteindre plus souvent un tel équilibre.

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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