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THE BUNKER

Un film de Nikias Chryssos

Le traquenard des détraqués

Un étudiant en physique a loué une chambre chez l’habitant dans un coin reculé de l’Allemagne pour avoir la paix et pouvoir se concentrer sur sa théorie. Arrivé sur place, il y découvre une famille, rappelant celle dans « la Famille Adams », et une chambre plus que spartiate...

Ah les joies d’AirBnB ! Un étudiant désireux de travailler sa thèse dans le plus grand des calmes fait appel aux services d’une famille vivant au fin fond des bois dans les tréfonds d’une Allemagne bien profonde. S’imaginant une chambre tout confort, il déchante vite une fois à l’intérieur de la demeure. Pour tout dire, elle ressemble plus à un bunker qu’à une réelle chambre d’hôte. Mais qu’importe, le physicien n’est pas là pour la vue mais plutôt pour s'isoler. Malheureusement le calme va être de courte durée, puisque la mère de famille, s’adressant souvent à un mystérieux Heinrich qu’on ne voit jamais, s’est mise en tête que son fils devait être éduqué par l’invité. Le père de famille étant visiblement un piètre enseignant vu que le gamin de huit ans (mais qui en fait quinze) est en retard par rapport au programme.

Le film débute comme un conte ou un récit d’horreur folklorique. Le caractère singulier et vaguement mystérieux des habitants rappelle la famille Adams, un effet renforcé par l’utilisation du burlesque dans la plupart des éléments comiques du film. Dès les premiers plans, le réalisateur annonce la couleur : nous sommes clairement dans le registre de la comédie d'épouvante. Les jeux sont légèrement exagérés pour accentuer le ton saugrenu du long-métrage. Selon les préférences, ça passe ou ça casse, mais pour peu que l’on ne soit pas réfractaire au genre, le film devient un véritable plaisir à mesure que Nikia Chryssos enfonce le clou.

Alexandre RomanazziEnvoyer un message au rédacteur

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