BOB L'ÉPONGE, LE FILM 4 : UN POUR TOUS, TOUS PIRATES
Douce régression
Synopsis du film
Bob l’éponge se réveille un matin et découvre qu’il a enfin atteint la taille de 36 palourdes. Il peut donc enfin affirmer qu’il est un « grand garçon » et accéder joyeusement avec son ami Patrick l’étoile de mer au Grand Huit de la terreur. Mais alors qu’il découvre l’attraction, il est pris de profondes angoisses et prend comme prétexte qu’il avait promis à Monsieur Krabs de lui réserver la primeur de son premier tour. Alors qu’il est persuadé que Krabs avait aussi eu la frousse du manège lorsqu’il était petit, ce dernier s’énerve et lui raconte que plus jeune, il était pirate, aux côtés du fameux Hollandais volant, aujourd’hui victime d’une malédiction…
Critique du film BOB L'ÉPONGE, LE FILM 4 : UN POUR TOUS, TOUS PIRATES
Ce nouveau long métrage dédié à Bob l’éponge (il s’agit là du quatrième après "Bob l'éponge - Le film" en 2004, "Bob l'éponge - Le film : Un héros sort de l'eau" en 2015 et "Bob l'éponge - Le film : Éponge en eaux troubles" sorti sur Netflix en 2021) reste tout à fait dans l’esprit de la série, avec cette fois une intrigue centrée autour du pirate fantôme qui apparaît dans un certain nombre d’épisodes, avec son halo verdâtre et ses éclairs lancés (sous l’eau !!!) : le Hollandais volant. La malédiction qui a touché celui-ci est expliquée rapidement dans l’introduction, avec un pirate live pour conteur, bousculé par le fort tangage de son rafiot, celui-ci cherchant une âme innocente pour la briser. Alors qui de mieux que l’enthousiaste Bob, pour jouer ce rôle, celui-ci se précipitant par curisoité enfantine dans les sous-sols du Carbe Croustillant, avec son ami Patrick l'étoile de mer, et libérant par mégarde le fameux fantôme, qui va alors pouvoir se servir de lui.
Globalement l'intrigue se divise par la suite en deux, suivant en parallèle, d'un côté Bob, Patrick et le Hollandais volant, et de l'autres ceux qui essayent de les sauver, embarqué sur une sorte de barque - camping-car usée, Monsieur Krabs, Carlo (contraint et forcé) et Gary l'escargot. Comme à l'usuelle la régression est au rendez-vous entre les gamineries de Bob et Patrick, le symbole du jeu enfantin (ici le fait de faire des bulles de savons aux formes improbables...), l'enthousiasme débordant voire envahissant des personnages ou les dialogues répétés (comme l'avalanche de synonymes de « petit » : « verticalement contrarié », etc.). Dans un récit construit comme un jeu vidéo, avec ses étapes à franchir, l'absurde est aussi au rendez-vous, se nichant souvent dans le détail : les multiples sécurités au niveau de la porte d'accès de l'antre de Monsieur Krabs (avec même du scan rétinien à la forme de ses yeux allongés), le nid aux 3 œufs pour une mouette à trois têtes (avec des bruitages très "Jurassic Park")... En bref, le divertissement est parfait pour les petits et apporte le sourire aux plus grands, à l'image d'une série qui ne vieillit décidément pas.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur



