Parce qu'on en a jamais assez !

BLOOD CREEK

Un film de Joel Schumacher

Une authentique série B affreuse, sale et méchante

En 1936, le Troisième Reich envoie à Town Creek, aux États-Unis, l’expert Richard Wirth à la tête du grand projet de recherche en occultisme d'Hitler. Plus de 70 ans après, Evan Marshall est à la recherche de son frère aîné Victor qui a disparu dans la région. Victor réapparaît la nuit suivante et, sans aucune explication, prend les armes pour traquer ses ravisseurs. Evan découvre alors que les nazis sont toujours présents à Town Creek...
Affiche du film Julieta

Sortie en DVD et Blu-ray le 01 mars 2012

Voir un cinéaste jadis prestigieux sombrer dans les abysses les plus obscurs du cinéma de genre, a quelque chose de profondément réjouissant. Voire même d’un peu pervers. Il en va ainsi de Joel Schumacher, petite gloire des années 80 (« Génération Perdue ») puis réalisateur de blockbusters indigestes (« Batman Forever », « Batman et Robin » ou encore « Le Fantôme de l’Opéra ») ou de thrillers réactionnaires (« Le Droit de tuer » et l’excellent « Chute libre »), et qui depuis cinq ou six ans enchaîne les navets désargentés avec une vigueur qui laisse pantois. Réalisé il y a déjà deux ans, « Blood Creek » est de cet acabit.

Mais parce qu’il ose un mélange des genres un peu idiot et se permet de se vautrer dans la fange avec une férocité peu commune, ce « Blood Creek » inattendu se révèle rapidement des plus jouissifs à regarder. Et ce n'est pas peu dire ! Totalement vampirisé par un Michael Fassbender comme on ne l’a jamais vu, visiblement ravi de pouvoir se lâcher sous le maquillage ringard d’un nazi-vampire-sorcier-zombie (comme quoi…), le film de Schumacher part un peu dans tous les sens. En évoquant les recherches occultes du Troisième Reich, les mythologies nordiques ou la rivalité entre frères, dans une débauche de scènes ultra-gores toutes plus débiles les unes que les autres, « Blood Creek » finit par se savourer pour ce qu’il est : une authentique série B affreuse, sale et méchante. De la part de Schumacher, on est en attendait pas tant !

Frederic WullschlegerEnvoyer un message au rédacteur

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