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BLANCHE NEIGE, LES SOULIERS ROUGES ET LES SEPT NAINS

Un film de Hong Sung-Ho

De vraies trouvailles

Autrefois, sept valeureux combattants (les Sept Intrépides) ont été frappés d’une malédiction et transformés en des nains verdâtres (soit des trolls). Au château, la méchante reine tente de faire pousser sur un arbre magique deux pommes rouges qui se transformeront en souliers rouges, donnant à son porteur la beauté éternelle. Mais lorsqu’elle y parvient enfin, c’est la rondouillarde Blanche Neige, fille du Roi qu’elle a ensorcelé, qui les essaye, devenant svelte et belle. Réussissant à s’enfuir, elle va s’allier avec la troupe de nains pour tenter de retrouver son père et combattre la reine…

Blanche Neige, les souliers rouges et les sept nains film animation

Film d’animation en images de synthèses venu de Corée du Sud, "Blanche Neige, les Souliers Rouges et les Sept Nains" s’amuse à mélanger les légendes, à la manière d’un épisode de "Shrek" et offre en toile de fond, une réflexion plutôt pertinente sur la relation au physique, le rôle des apparences, et l’handicap permanent que constituent un aspect peu dans la norme (rondeurs, laideur). Les petits devraient se régaler du premier degré, les scènes d’action étant légions et les personnages secondaires plutôt surprenants (un lapin géant en bois, un miroir moqueur, les trois nains inventeurs…). Quant aux plus grands, ils devraient s’amuser de toutes les allusions moins lisibles (les apparitions sexy de Blanche Neige, mangeant une tartelette à la crème, se pinçant les lèvres de gourmandise…), ou les moqueries second degré (le comique de répétition autour de la prononciation du nom du prince : Vulgaire, le jeu de mot sur « ogre »…).

Mélangeant allègrement des éléments de mythologie celtique (un nain s’appelle Arthur et ne parvient plus à retirer Excalibur de son rocher, un autre s’appelle Merlin…) et certains éléments détournés de conte des frères Grimm (Blanche Neige, la pomme, le miroir ici un peu trop « franc »…), le scénario revient en permanence sur la question de la perception de l’autre et les a priori qui vont avec (une sorcière est forcément laide, une princesse forcément belle) et le jeu des apparences (même le château des nains n’est qu’une façade de bois peinte...). Laissez-vous alors happer par les trépidantes aventures de Blanche Neige (à laquelle Melha Bedia prête avec talent sa voix) et sa troupe de mini-héros attachants.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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