BLACK BURNS FAST

Un film de Sandulela Asanda

Un condensé de teen drama

Synopsis du film

Élève modèle dans un lycée d’élite en Afrique du Sud, Luthando doit faire face à un grand changement dans sa vie : elle est amoureuse. Et l’objet de son désir est une fille…

Critique du film BLACK BURNS FAST

Présenté dans une section parallèle de la Berlinale 2026, "Black Burns Fast" applique à la lettre les codes du teen movie américain, transposés en Afrique du Sud dans un établissement où se parlent l’anglais et le xhosa. Plus encore que le teen movie, c’est même, en seulement 1h40, un condensé de série teen drama de type "Mes premières fois". L’accélération est telle que les étapes du récit semblent souvent s’enchaîner beaucoup trop rapidement, un peu comme si on avait un épisode pilote qui ferait office de longue bande-annonce pour une série qui prendrait plus son temps.

L’impression de regarder une série vient aussi du style, tant dans l’interprétation (très appuyée et extravertie, à la limite de la caricature) que dans la réalisation. Il convient d’être indulgent par rapport à un budget manifestement modeste, mais l’inventivité est très aléatoire. Au milieu de séquences d’une grande banalité de mise en scène, s’insèrent quelques bonnes idées, comme l’exploitation d’une esthétique de jeu vidéo pour représenter les pensées du personnage principal ou l’utilisation du fish eye pour certaines vues subjectives.

Le tout est plaisant malgré tout, assez pop dans l’ensemble, et surtout intéressant dans le propos, qui synthétise « Girl+Black+LGBT Power » dans un contexte sud-africain auquel on n’a pas souvent accès. En outre, le personnage principal est suffisamment attachant pour qu’on s’intéresse à son évolution, même si les différents aspects du scénario sont plutôt convenus.

Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

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