BISCUIT LE CHIEN FANTASTIQUE
Un super héros sympathique face à un méchant bien tordu
Synopsis du film
Danny a toujours été complice de son chien Biscuit, avec lequel il jouait aux super héros, une couverture leur servant de cape. Mais alors que Biscuit vieillit et se fait moins agile, celui-ci est enlevé, tout comme le chat du voisin, Pudding, par des extra-terrestres afin que leur Prince puisse choisir son animal de compagnie. Rejoignant ainsi d’autres espèces venues d’autres planètes, ils subissent quelques expériences, mais sont finalement renvoyés chacun chez eux, le Prince ne parvenant pas à choisir entre eux. Biscuit découvre alors qu’il a hérité du don de la parole, mais aussi de celui de voler. Et il ne peut pas s’empêcher de venir à la rescousse des gens dès qu’il entend un appel à l’aide, devenant ainsi vite célèbre, contrairement aux injonctions de discrétion que lui avait intimées Danny…
Critique du film BISCUIT LE CHIEN FANTASTIQUE
L’opposition entre chiens et chats n’est pas nouvelle. Elle a déjà fait l’objet de films d’animation ("Comme des bêtes", "Les 101 Dalmatiens"…) comme de films live avec "Comme Chiens et Chats" ou "L’Incroyable Voyage". Voici donc qu’un nouveau film d’animation reprend le concept, se centrant ainsi sur la jalousie d’un félin, face aux super pouvoirs contractés par un chien vieillissant, retrouvant une seconde jeunesse grâce à des aliens qui l’on enlevé. Le passage dans l’espace est plutôt amusant, notamment la transformation du raton laveur, même si on aurait sans doute aimé voir le personnage du petit prince teigneux prendre plus de place dans la récit. Au lieu de cela, on aura droit à une histoire d’exploitation de l’image de super-héros (la présidente, au sourire carnassier, qui veut en faire son égérie pour de la pâtée… présidentielle), qui se moque doucement d’un certain affairiste actuellement au pouvoir (« fabuleuse à nouveau » pour le « great again »), au sein d’une intrigue plutôt convenue.
L’originalité vient sans doute du fait que le film raille avec une dose d’air du temps, les comportements des chats tout comme de leurs maîtres jusque dans le détail, de l’odeur nauséabonde de la litière à un chaton qui joue avec la bave du chat adulte, en passant par le chien qui « s’identifie en tant que chat ». Niveau graphisme, le film bénéficie d’une 3D plutôt correcte, même si certaines surfaces, comme le plancher ou les clôtures paraissent bien lisses, comme du plastique. Quant au doublage, il est emmené en français par le très charismatique Artus, dont la voix renforce la bonhommie du personnage principal. S’il n’est pas vraiment crédible que la mère ne soit pas au courant des super-pouvoirs de Biscuit (elle l’a avec son fils sous les yeux tous les jours et elle peut aussi le voir à la télé pour ses exploits…, mais bon, le syndrome « lunettes de Clark Kent » est peut-être censé être passé par là), les aventures de Biscuit et Danny se suivent sans peine et devraient plaire aux plus de 6 ans.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteurBANDE ANNONCE
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