AZRAEL
Chasse qui peut !
Synopsis du film
Une femme et un homme s’enfuient à travers les bois, mais sont bientôt rattrapés par leur communauté, sorte de secte religieuse considérant la parole comme un péché. Alors qu’ils sont sur le point de lui adresser un châtiment fatal, la femme arrive à s’échapper et entame alors une quête vengeresse…
Critique du film AZRAEL
Une des attentes de cette 32e édition du Festival de Gérardmer, c'était bien le long métrage "Azrael" qui promettait un survival brutal avec son pitch simple mais aguicheur. On suit alors Azrael, une jeune femme qui est sur le point d'être sacrifiée, mais arrive à s'enfuir avec son compagnon et entame alors une lutte pour la survie. Même si son histoire reste classique, pas une seule fois le film ne surprendra son monde pour qui est habitué de ce genre de film. Le cinéaste met un certain talent en œuvre pour rendre compte de la rage de son héroïne et de la violence de ce monde obscur. Campée par Samara Weaving, l'actrice porte le film de façon exemplaire. Comme chaque membre de la communauté est muet, l'actrice va devoir composer avec ce handicap, poussant sa prestation dans quelque chose d’organique, de puissant, où tout son être rend les émotions grâce à un spasme bien senti ou via son regard.
Si le déroulé reste classique, il n'en reste pas moins plaisant et nous ne vous spoilerons rien ici… Mais si vous aimez le jeux vidéo d'horreur "Outlast 2", vous aimerez cette course effrénée jusqu'en enfer, surtout grâce à une mise en scène inspirée (le faux plan séquence) mais qui s'épuise un peu au fur et à mesure que le film avance et que le sentiment de répétition se fait sentir. L'autre souci est d'ordre narratif : l'héroïne rencontre des obstacles, mais ils sont résolus dans la séquence d'après sans qu'on ait la sensation que celle-ci s'en sorte par son seul mérite. Lorsqu'on sent qu'un personnage gravit les étapes en s'en remettant à des coups du sort, notre peur concernant la mort possible du protagoniste est forcément amoindrie. On retiendra cependant une sobriété dans l'ensemble (une musique qui intervient quand il faut, des maquillages et effets efficaces) qui permet à ce petit film de se hisser dans le haut d'un sous genre pas bien garni de réussites.
Germain BrévotEnvoyer un message au rédacteur
