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AVATAR : DE FEU ET DE CENDRES

Un film de James Cameron

Un troisième volet bourré d’action et qui aurait pu finalement remplacer le deuxième

Synopsis du film

La famille de Jake Sully pleure la mort du fils aîné, suite à la bataille avec les humains. Et lorsque la caravane des marchands du vent passe au camp, Jake veut en profiter pour emmener Spider, le seul humain du clan et fils du colonel Quaritch, ailleurs, pour la protection de tous. Mais alors que celui-ci peut finalement respirer sans masque, il devient lui aussi la cible des militaires, qui espèrent pouvoir l’étudier. Mais la perspective que les humains puissent un jour tous respirer librement sur Pandora fait planer une menace de destruction des forêts de la planète et d’épuisement de ses ressources…

Critique du film AVATAR : DE FEU ET DE CENDRES

Avouons-le, on avait un peu d’appréhension à l’idée de découvrir ce troisième volet d’ "Avatar", deux ans après "Avatar 2 : la voie de l'eau", long de près de 3h20. Allait-on avoir droit à un scenario réellement différent cette fois ? Les enjeux de culpabilité du fils allaient-ils phagocyter l’intrigue ? À la première question on répondra finalement à la fois oui et non. Car finalement la trame de base de cet "Avatar 3" ne dévie pas tant que cela de celle du deuxième épisode. Et pourtant, ici, James Cameron corrige tous les défauts qu’on pouvait reprocher au précédent volet. Les scènes avec des humains (à la fois par la présence de Spider aux côtés des Navis, et par les nombreuses scènes dans la ville, ou la bataille finale elle-même) permettent de ne plus avoir le sentiment d’être face à une sorte de film d’animation baigné dans la CGI. Mais surtout les batailles fourmillent de personnages, évitant la déception de la fin du 2 où pour la grande bataille avec « tous les clans », on apercevait seulement une cinquantaine de navis à l’écran, amenuisant l’ampleur de l’action. Ici c’est une dantesque scène d’affrontement qui dure presque une heure qui vient conclure le métrage, en forme de rébellion contre une invasion humaine annoncée, avec tous ses excès : extermination des grandes créatures aquatiques, asservissement des peuples autochtones et exploitation des ressources jusqu’à épuisement. Des sujets on ne peut plus d'actualité !

En sortant de la projection, on se dit finalement que "Avatar 3 : de feu et de cendres" aurait donc pu aisément remplacer "Avatar 2", en reprenant au début une rapide découverte des peuplades liées à l’eau et des créatures qui vont avec. Ce nouvel opus enchaîne à un rythme presque effréné les scènes d’action, offrant d’impressionnants moments, que la 3D vient magnifier par l’utilisation de premiers et d’arrières plans savamment positionnés. L’attaque de la caravane par les ashs avec notamment l’explosion d’un des ballons, la poursuite sous-marine du fils par des hordes de calamars voraces ou assimilés, l’imposante arrivée de l’armada humaine entre grands vaisseaux, petits navires et sous-marins miniatures, ou la révolte des animaux marins, constituent à eux seuls des moments de grand spectacle. Mais Cameron utilise également le moindre recoin de l’image pour creuser ce monde visuellement incroyable, de la sorte de ville-raffinerie qui donne à voir le côté sombre de l’humanité, aux effets dévastateurs du flux magnétique ascendant. Moins tourné vers le mélodrame ou la découverte (hormis du peuple des ashs, emmené par l’actrice Oona Chaplin, rivale efficace de la femme de Sully), "Avatar 3 : de feu et de cendres" offre une (potentielle) digne conclusion à la saga, épique, écolo et visuellement envoûtante.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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