ANIMO RIGOLO
Des héros animaux pour des histoires inégales
Synopsis du film
Un renard essaye d’attraper le dernier fruit sur un arbre. Un petit dino, exclu par ses camarades, se retrouve dans le ventre d’un grand dinosaure. Une petite kangourou perd ses parents lors de l’embarquement sur un bateau et se fait aider par d’autres enfants de divers espèces…
Critique du film ANIMO RIGOLO
Ce recueil de 3 courts métrages d’animation fait la part belle à divers animaux, tout en mélangeant les styles d’animation (2D avec aplats de couleur, papier découpé, stop motion). "Foxtale" d'Alexandra Allen (Portugal, 2024, 6 mn) ouvre le bal avec une animation en 2D, entre absence de traits de contour et aplats de couleurs. On y suit un renard attiré par un arbre fruitier, qu’un essaim d’oiseaux vient décimer au point qu’il ne reste plus qu’un seul fruit. Celui-ci va devoir composer avec un écureuil possessif et un oiseau en particulier, afin de pouvoir manger ce dernier fruit. Deuxième court métrage, sans doute le plus réussi, "Bellysaurus" de Philip Watts (Australie, 2021, 8 mn) est joliment réalisé en papier découpé et articulé, ses personnages s’exprimant uniquement par grognements. Cette histoire d’exclusion (un petit dino est mis à l’écart par 3 autres), vire à la grande aventure lorsque celui-ci se fait dévorer par un grand dinosaure vert, qui aura à son tour des ennuis avec plus grand que lui. Un nouveau récit d’amitié inattendue, et de collaboration. Les plus petits adoreront la manière dont le petit héros se sort du ventre de son prédateur initial.
Autre récit basé sur une amitié possible entre espèces différentes, "ZooBox" de Myriam Schott et Linda Yi (France, 2024, 26 mn) vient clore le recueil, dans une jolie animation en stop motion dotée de dialogues. Avec une base inspirée de l’arche de Noé (les animaux montent à bord d’un bateau pour échapper à des inondations généralisées), le film met en scène Kerala, petite fille kangourou, à la manière d’un conte, devant se faire aider par la progéniture de différentes espèces (crocodile, flamand, chèvre, renard, girafe, koala…) pour retrouver ses parents, perdus lors de l’embarquement. Si les enfants enregistreront le côté répétitif du dispositif, si l’on s’amuse des pélicans snobinards, et si le message sur le fait de « ne pas se fier aux apparences » ou aux réputations est plus que clair, certains ressorts scénaristiques ne sont pas des plus crédibles. Reste le message général sur l’entraide, qui parcourt chacun de ces petits films.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur
