ANGES ET CIE
Un road-movie romantique et angélique
Synopsis du film
Tout le monde a un ange gardien pour veiller sur lui et l’aider à faire les bons choix. Raphaëlle est l’ange de Paul. Elle possède l’art de faire en sorte que ses « clients » réussissent en tout point dans la vie. Gabriel est l’ange de Léa. Il a pour seule ambition de créer une romance entre Paul et Léa. Hélas, ça ne rentre pas dans les plans de Raphaëlle…
Critique du film ANGES ET CIE
Au fil des ans nous avons pris l’habitude de croiser Romain Lancry dans des comédies populaires où il incarne un second rôle. La dernière en date, "14 jours pour aller mieux ", a connu un joli succès au box-office l’an passé. Aujourd’hui ce n’est pas seulement en tant que comédien mais aussi en tant que scénariste que nous le retrouvons dans "Anges & cie", coécrit avec son comparse de longue date, Vladimir Rodionov. Le binôme était déjà à l’origine – entre autre – du programme court "Ma pire angoisse", diffusé sur Canal + entre 2014 et 2016. Chaque épisode était l’occasion de se plonger dans l’esprit de Romain Lancry et de vivre une de ses angoisses, ce qui dénote un certain intérêt pour la psychologie et les réactions humaines.
Le duo développe encore cette thématique pour leur première fois aux commandes d’un long-métrage. Dans l’univers d’"Anges & cie", chacun de nos gestes est dicté, ou pour le moins influencé, par nos anges gardiens. Ce qui interroge sur les notions de destin et de libre arbitre. Reste-t-il de la place pour l’inattendu dans un monde où le poids de l’algorithme se fait de plus en plus pesant ? Les archanges ont décrété que Paul et Léa n’avaient que 3% de compatibilité, mais c’est ignorer que les coups de foudre et les âmes sœurs existent, et qu’ils échappent à tous les pronostics. On souscrira ou pas à cette théorie. Et si vous n’y croyez pas, vous aurez certainement des haussements de sourcils devant certaines scènes.
Si vous connaissez l’univers de « Studio Bagel » et « Golden Moustache », collectifs de youtubeurs où Romain Lancry et une bonne partie du casting ont fait leurs armes, vous ne serez pas surpris de constater que leur long-métrage convoque des références cinématographiques très diverses. En effet, ceux-ci n’ont jamais caché leur cinéphilie, en particulier concernant le cinéma des années 80. Ce qui explique que dans "Anges & cie" nous retrouvions une atmosphère entre le road movie style "Un ticket pour deux", la comédie romantique façon "Nuit Blanche à Seattle", avec un soupçon de la bureaucratie déshumanisante de "Brazil". Un mélange des genres périlleux qui aurait pu devenir indigeste s’il n’était pas aussi bien dosé. Hélas, l’influence de leur passé de vidéastes se fait également sentir dans la structure du scénario qui prend parfois l’allure d’une succession de sketchs. Mais pas de quoi gâcher cette comédie dont l’humour fonctionne plutôt bien et qui devrait ravir le public en cette période de jours fériés.
Benjamin BidoletEnvoyer un message au rédacteur


