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AMITIES SINCERES

Secrets et mensonges

Walter, Paul et Jacques sont amis depuis 30 ans. Ils se retrouvent toutes les semaines dans la librairie de Jacques pour partager un bon repas et un grand cru, passent leurs vacances ensemble au bord de la mer, et par principe, ils se disent tout, absolument tout. Du moins c’est ce que croit Walter, qui fait régner la terreur de la vérité absolue autour de lui…

Après le succès de l’adaptation de la pièce « Le Prénom » l’an passé, il semble que le cinéma français s’enflamme pour les adaptations de pièces de théâtre sur grand écran. Un tel engouement des spectateurs ne s’était pas vu depuis l’énorme succès du « Dîner de cons »… Mais malheureusement, ce petit miracle ne peut pas se reproduite à chaque fois. On comprend bien la tentation de ce duo de réalisateurs, dont c’est le premier long métrage, d’adapter une pièce qui a connu un petit succès sur les planches. Cela évite les faux pas scénaristiques, mais ils semblent cependant avoir sous-estimé l’ampleur de la tâche et la finesse qu’elle requière. C’est un peu comme escalader l’Annapurna en escarpins… c’est compliqué !

Pourtant la thématique abordée parlera à tous : Est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire, que ce soit dans un couple, en famille, ou entre amis ? Quelle est la limite entre le mensonge par omission ou le simple fait de cacher certains faits ou événements parce qu’on sait que la personne en face n’est pas capable de comprendre ? N’est-ce pas parfois par amour qu’on souhaite préserver un secret pour ne pas blesser un proche ? En face de soi, a-t-on toujours quelqu’un capable d’entendre ce qu’on a à lui dire ? Tant de questions sont soulevées par le film. Et pour illustrer ces propos, c’est Gérard Lanvin en grand patriarche qui se pose là, faisant autant régner la terreur sur les gens de son entourage que les chouchoutant, voire les couvant, de tout son cœur.

Malheureusement, « Amitiés sincères » tourne vite au vaudeville dans lequel Lanvin joue le dindon de la farce, le tout entraîné par une petite musique de téléfilms des années 80. Malgré le caractère touchant de son personnage central, celui-ci finit vite par agacer tant il est caricatural. C’est dommage, car on a eu plaisir à revoir Jean-Luc Anglade en séduisant quinqua.

Véronique LopesEnvoyer un message au rédacteur

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