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ALEX CROSS

Un film de Rob Cohen

Banal et basique

Alex Cross est un détective de la police de la ville de Detroit, reconnu pour son expertise en profiling de tueurs en série. Le jour où sa femme lui annonce qu’un troisième enfant est en route, Alex Cross se trouve sur les traces d’un tueur aussi dangereux qu’efficace…

L’inspecteur Alex Cross est loin de n’être qu’un simple flic, il est aussi docteur. Bien que le sujet de son doctorat ne soit jamais révélé, ce détective en a certainement au moins un en omniscience, puisqu’il devine à peu près tout sur les scènes de crime, sur les intentions et les plans du tueur. Cependant et malheureusement pour nous, a contrario d’un Sherlock Holmes, il garde pour lui le cheminement de ses déductions bien souvent très exactes.

« Bien souvent » car il arrive tout de même au docteur de se tromper et lorsqu’il se trompe les conséquences sont dramatiques, puisqu’il doit faire face à un tueur encore plus omniscient et malin que lui. Qui plus est, le dangereux sociopathe, expert en exécutions de millionnaires surprotégés, est très vicieux. Ceci a au moins le mérite de pimenter un peu le film et les amateurs de « Lost » pourront s’étonner de la métamorphose opérée ici par Matthew Fox, le gentil Docteur Scheppard du vol Oceanic Airlines 815.

Car au-delà du vilain ultra-méchant, il n’y a guère à se mettre sous la dent pour les amateurs de bon polar. On est ici au minimum syndical concernant le traitement des personnages (leurs deuils par exemple passent à la trappe en deux scènes), la réalisation (digne des séries criminelles du moment telles « Les Experts » ou « Esprits criminels ») et surtout la narration, grande oubliée du film, puisque Mark Moss et Kerry Williamson y vont à grandes enjambées scénaristiques pour raconter l’enquête, Rob Cohen préférant visiblement se concentrer sur les séquences de fusillades et de courses-poursuites. Adaptation d’un roman de James Patterson, on voit bien que l’œuvre originale s’est vue réduite à son plus simple appareil tant des pistes ouvertes de ci, de là, comme le procès de la petite Pop Pop, finissent aux oubliettes bien rapidement. Sans grand intérêt donc…

Alexandre RomanazziEnvoyer un message au rédacteur

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