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L’AGE ATOMIQUE

Un film de Helena Klotz

Jeunesse néoromantique

Victor et Rainer sont deux jeunes parisiens noctambules qui sortent se divertir dans un club de la capitale. Lors de cette escapade nocturne, ils seront amenés à se questionner sur la nature de leurs sentiments, leurs rapports aux autres et leur amitié.

Helena Klotz signe un premier long métrage poétique et romantique qui exalte les sentiments de deux adolescents fusionnels lors d’une déambulation dans la nuit parisienne, où on les suit en quête d’amour, d’ivresse et de frisson.

Leur périple les amène dans une boîte de nuit où ils croiseront la route de Théo (Niels Schneider). Celui-ci les engagera dans une joute verbale et physique, à cause de l’impulsion juvénile de Victor, qui cherche à en découdre avec l’arrogance de la bourgeoisie parisienne.

« L’âge atomique » tente de s’inscrire dans la lignée du film “Les amours imaginaires“ de Xavier Dolan, dans l’expression des sentiments des deux protagonistes qui livrent leurs sentiments de manière simple, poétique et subjective. Cependant, les très beaux dialogues signés Élisabeth Perseval, qui apportent indéniablement au film un caractère romantique, rendent paradoxalement le film très maniéré, voire complexe, et perdent partiellement le spectateur.

En suivant ses deux personnages, la jeune réalisatrice pose un regard à la fois sombre et érotique sur une jeunesse à fleur de peau. Malgré une photo parfois expérimentale et dégradée (dû à l’utilisation d’une camera DV), Helena Klotz filme au plus près les sentiments et les caractères opposés de Victor, l’être solaire, et Rainer, le lunaire, qui s’illuminent et se dévoilent à l’écran.

« L’âge atomique » est donc un premier film d’auteur expérimental, rempli de bons sentiments et de spleen juvénile, qui manque néanmoins de fil conducteur pour éviter que le spectateur ne s'égare lui aussi dans leur errance.

Olivier BeorchiaEnvoyer un message au rédacteur

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