TOP : 10 FILMS MARQUANTS DE LA CARRIÈRE DE JODIE FOSTER bannière © Claire Fridkin (licence CC-BY-SA-4.0)

À LA POURSUITE DU PÈRE NOËL

Un film de James Huth

Une comédie de Noël pour toute la famille, avec comme point de départ le harcèlement scolaire

Synopsis du film

Zoé, 7 ans, est harcelée à l’école par Timothée De Gélas, petit fils de la patronne des biscuiteries du même nom, qui emploie sa mère au marketing. Se sentant piégée, elle écrit au père Noël en lui demandant la réplique d’un fusil de sniper, en version air comprimé, afin de détruire à distance le château chéri que Timothée a construit dans sa chambre. Mais alors qu’elle ne reçoit pas le cadeau en question, elle aperçoit le père Noël sur le toit du manoir des De Gélas et décide de retrouver celui-ci…

Critique du film À LA POURSUITE DU PÈRE NOËL

Les comédies potaches avec des élèves se vengeant de camarades ou de professeurs ne sont pas nouvelles (voir "PROFS" ou la saga "Ducobu"). Le nouveau film de James Huth ("Serial Lover", "Hellphone", "Brice de Nice", "Lucky Luke"…) prend le parti, grâce à un scénario cosigné Laurent Tirard et Benjamin Dupas, de développer une histoire autour du harcèlement scolaire, que la jeune actrice Théa De Boeck rend particulièrement émouvante, dans certaines scènes où son personnage n’ose pas forcément se confier. Il faut dire que sa première tentative de rébellion s’est soldée par un échec cuisant, une claque marquant un Z sur la joue de son ennemi (l’allusion à "Zorro" le justicier est assez flagrante…) l’obligeant à faire des excuses à son bourreau.

Le début du métrage est particulièrement réjouissant, insérant des fantasmes assumés dans tout leur extrême (le plan pour détruire le château, avec bulles de BD incrustées pour marquer les lieux et les travelling des plus soudains…) ou des petits apartés sur certains détails (comme les escargots de Zoé, prénommés comme des chanteurs célèbres…). L’esprit bande dessinée est au rendez-vous, permis par un montage efficace, des plans zénithaux récurrents et des plans séquences (vrais ou non) souvent inspirés, des effets sonores ponctuant une série de questions de la mère, et des dialogues qui s’adressent parfois à un public plus grand (la farce autour de la peluche lapin, l’allusion au mépris des « gens du spectacle », le jeu de mot sur le nom de famille De Gélas…). Et même si une fois l’héroïne lancée sur les traces du père Noël, dans un parc d’attraction, le film sera finalement plus conforme aux standards de comédies où les enfants font la loi et les adultes paraissent ridicules, tels "Maman j’ai raté l’avion" ou "Le Petit Nicolas", on sent le plaisir de James Huth à rendre ses méchants encore plus méchants (notamment par de nombreuses contre-plongées…) ou à tenter des plans impossibles.

Soulignons que la jeune Théa De Boeck est tout juste épatante, aussi convaincante dans ses moments de sadisme que dans ceux de tristesse, et que son Némésis, Sam Scournaux est tout aussi crédible (dommage qu’il ait moins de place dans la deuxième partie). Mais bien entendu, ce sont les adultes qui semblent aussi s’amuser dans leurs rôles respectifs, de méchants (Isabelle Nanty est parfaite en odieuse patronne guindée, Antoine Gouy s’en donne à cœur joie dans les tics capillaires et une attitude méprisable de fils à maman…) ou de gentils (Patrick TImsit fait preuve de ce qu’il faut de bonhommie en incarnant un père Noël peu conventionnel). Sortant une quinzaine de jours avant Noël, "À la Poursuite du Père Noël" pourrait donc bien être le film familial des vacances à venir.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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