A DEMAIN SUR LA LUNE
Un documentaire plein de tact
Synopsis du film
Au sein de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Calais, un cheval nommé Peyo, supposé sentir la mort, arpente les couloirs et entre dans les chambres de patients en fin de vie, afin de les apaiser. Amandine fait partie de ces patients. D’abord en rémission, l’annonce d’une rechute n’entame pas son envie de vivre…
Critique du film A DEMAIN SUR LA LUNE
"À Demain sur la lune" s’ouvre sur une image qui reviendra à plusieurs reprises durant le métrage, marquant le déclin inexorable de quelques patients, et d’une patiente en particulier, accompagnée par son mari et ses deux enfants. On y voit, dans la pénombre, une cheval sur lequel est juché un cavalier, tous deux illuminés de lumières blanches (telles des guirlandes), le clignotement puis la disparition de celles-ci, au niveau du cavalier, marquant l’évolution funeste. Sans commentaire, le film choisit la voie de l’évocation, donnant indirectement la parole aux malades, et observant en fil rouge le destin d'Amandine, mère de famille d’abord en rémission, puis de nouveau malade.
C’est au travers de son sourire, son envie et sa joie de vivre, cachant la souffrance qu’on devine, que se dessine l’acceptation de la mort, et le désir de laisser des souvenirs (ici faire des vidéos pour ses enfants). Lentement, le film nous cueille au niveau émotion, par les rapports à ce cheval à l’apparente sérénité apaisante, par l’irruption de chambres vides ou d’une calèche tirée par deux chevaux blancs qui emmène les corps. Allusion au carrosse de la chanson titre (signée Salvatore Adamo), qui clôturera le métrage, celle-ci magnifie ce dernier voyage que beaucoup savent proche. Offrant quelques respirations hors de l’hôpital (au marché, sur la plage immense…) "A Demain sur la lune" touche au cœur par sa sobriété et son orientation, malgré tout, vers la vie ou ce qu'il en reste.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

