Parce qu'on en a jamais assez !

7 ANS

Un film de
Avec

Entre tristesse et frustration…

Ce n’est pas la première fois que Jean-Pascal Hattu se penche sur le milieu carcéral. Il avait en effet déjà tourné un documentaire sur les gardiennes de prison, un sujet qu’il connaît donc bien et qu’il a voulu transcrire en fiction. Une spontanéité qu’il a essayé de garder pour « 7 ans », notamment dans le jeu des acteurs. Ces derniers paraissent évoluer assez librement tout au long du film.

L’accent est mis sur le personnage de Maïté (Valérie Donzelli), personnage assez renfermé. Son mari est en prison, mais c’est bien elle qui apparaît comme la victime, et elle va vite se laisser tenter par le diable. Maïté est au commencement fidèle, quasi inaccessible, mais ce gardien de prison, Jean, vient lui insuffler le doute. Est-elle condamnée à la solitude et au seul désir d’aimer un homme au travers d’un parloir durant les 7 prochaines années ? Maïté tente de tester son amour pour Vincent, mais elle a un réel besoin de se sentir vivante. Et c’est Jean qui va lui redonner le goût d’être désirée, par son regard amoureux. Elle retrouve en lui un semblant d’intimité avec son mari.

Cet aspect sentimental enlevé du film, on est loin des décors hollywoodiens ! L’ambiance est froide, le paysage humide, les intérieurs peu esthétiques. 7 ans reste un film trop chargé de silences, succédant à des évènements d’une certaine banalité, à la limite parfois du documentaire. Le jeu des acteurs est aussi décevant, rempli d’expressions monotones (ou monocordes), parfois maladroit. On finit par être frustré, au même titre que les personnages du film !

Cédric JolivetEnvoyer un message au rédacteur

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